‹ Monumens du musée Chiaramonti, décrits et expliquésChapitre 34 sur 50 · PLANCHE XXXI · texte numérisé non relu

PLANCHE XXXI

Hermès bacchique *.

Les pierres et les colonnes ayant été dans le principe employées pour les statues des EKeux , elles furent rei&placées par des hermès , qui ne sont autre chose que des blocs de pierre quarrés sur lesquels on plaçait une tète. En effet Pausanias nous a parlé en beaucoup d'endroits de simulacres des Dieux de cette espèce (i). C'est peut-être, à notre avis, le motif pour lequel^ tant dans le pré-

bas-relief qui reprësente sa naissance, que Ton voit pl.XIS du Musée Pie-Cle'mentin. Paolo Alessandro Mafîei^ dans Texplicatiott des Statues de Rome ^ p. Sn ^ veut que ce soit un signe de mollesse ^ et de mœurs efféminées.

* Cet hermès est de grandeur naturelle \ il est de marbre pentélique^et n'a de mpderne que T extrémité du nez. Il fat acheté et restauré par M. Moglia^ sculpteur romain. • (i) Pausanias^ liv. \'IIl^ ch, XXXV , page 671^ parle d*un hermès de Neptune : le même fait mention d*un hermès de Jupiter au liv. VU, ch. XLIX, pag. 6987 el aussi un autre de Vénus Uranie à Athènes. Voyez le même auteur^ liv. i , ch. XIX, pag. 44- Winckelmann^ liv. 1, ch. I y pag. 6 y indique ainsi le principe de la sculpture dans la Grèce.

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«enthermèft) que àam les mtres^ ijoelqne gracîettie ique soit leur exécotion par rapport à l'art , les artistes anciens ont youhi conserver une certaine affectation dans la forme de la coiffure et un excès dans le fini, qui annonç&t Tantiquitë reculée de ce genre de sculpture, et qui rappelât en quelque sorte le vieux style.

On voit dans le visage de notre hermès une majesté peu ordinaire; les cheveux et la barbe, quoique d'un travail très-détaillé, et ^ conune nous venoDS de le dire , avec un soin extrême, à dessein, n'otent rien à la beauté du sujet, et en conservent admirablement bien mième le caractère. La *mi/re attacbiée par de larges bandelettes est le signe le plui marquant qui la fait reconnaître pour une tète de Bacchus (i). Aussi nous n'hésitons pas à rattiv

(i) Quoique le bandeau, le credemnunip et la mitre aieat été coofondus par les écrivains anciens et modernes, en parlant des ornemens que l'on voit aux direraes téta de Bacchus ^ nous ctojons pourtant devoir assigner à chtcun sa forme particulière. Le bandeau est le ruban qui ceint les cheveux, tel que nous l'avons remarqué daos la gravure précédente. Le credemnum est te basdetu qui n'est pas placé sur les cheveux seulement, mais qiu passe sur le front , en couvrant les sourcils , comme noo» l'avons va dans la statue de Bacchus à la pi. XXVIII , et c' est un attribut particulier seulement à ce Dieu et à ses suivans. Enfin nous appelons mitre cet ornement lié par deux larges rubans que nous trouvons sur les cbe* veux de cet hermès. C'est un ornement propre aux feii^ mes y qui pare la tête des Déesses et des femmes anciennes. Il convient donc aux moeurs efféminées de Baccha»; que Ton voit quelquefois représenlé avec les vcicmeni de Vénus.

imer & te Dieu que nous Toyons si souyeut >re« présente dans les hennés.

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