‹ Monumens du musée Chiaramonti, décrits et expliquésChapitre 43 sur 50 · PLANCHE X L I · texte numérisé non relu

PLANCHE X L I

Silène AVEC un vase *.

Cette .statue mérite d'être distingiiëe par le na-* lorel qui a présidé à son ioTemiou^ et elle est également appréciable par la franchise de sou travail. Ce corps un peu vieux et gros ne pouvait convenir qu'à Silène ^ et les traces d'un vase y ou d'une outre que l'on voit encore sur son épaule gauche (i) , en oflfreni l'attribut le plus sur.. Aussi

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* Cette stàtue a de hauteur sept palmes , avec la plia-» the. Le marbre est de Paros très-compacte. La tête au* tique ^ qui est raportëe^ est de marbre grec. Les jambes sont modernes , ainsi que la moitié du bras droit^ tout le bras gauche > et danf la peau de chèvre, il est resté quelque tasseau. Le vase est antique.^ mais il y a été adapté depuis. Cette statue a été restaurée par 3f. Carlo Albaccini, sculpteur, ^membre de l'académie.

(i) Quoique les anciens en général se servissent d'outrés pour mettre leur vin^ il y avait cependant aussi des vases de terre destinés au même usage. On voit même un vase k peu près semblable au nôtre sur l'épaule d'un enfant j qui lui sert à recevoir le vin qui sort d'un tonneau j sur 'un bas-relief de la galerie Giustiniani^ tome II , pi. 73. On pourrait ap^ler justement ce vase cadus, puisque c'était une espèce de vases en terre^ plus étroits dans le hant^ que l'on bouchait avec du liège ^ et dont les anciens se servaient pour conserver le vin. Voyez Nonni us' M^vrcellus et Pline qui en parlent dans divers lieuj( , et qui en décrivent les usages différens. Ce dernier^ livre XXVI de YHist. Notar. , sect. XLlll ,, tome V > page 33o , dit qu'on faisait les Cadi quelquefois en marbre et en albâtre précieux. Nous avons parlé de ce. vase ;^

Musée ChioTn YoL L ^ ^x

la tête antique qui fiit appliquée sur le torse, t remplacé très-bien celle qui lui manquait En observant que la figure de ce Silène offre moins de noblesse que celle que nous avons remarquée dans la statue précédente, nous croyons qu'on peut moins la regarder comme lé portrait d'im^^ieux nourri? cier de Bacchus , que comme un Silène barbu, de la suite de cette divinité. L'abbé Lanzi (t ), daos ses trois dissertations sur les vases antiques peints, comnàunément appelés étrusques, a beaucoup parle des Pans, des Satyres, del Silènes^ des Faunes, Cit en a désigné les véritables distinctions , selon les opinions les plus anciennes de là mythologie grecque.

parce qu'il est antique, et s'il uVtait pas à cette stitne , il a dii être joint k d'autres figures. Cependaot u»* tre Silène aurait dû plutôt soutenir une outre ^ puiscpie dans les pompes Bacchiques d'Athènes il y avait des hoflh mes qui portaient les outres su^r leurs ëpaales ; Suidas icf a appelés âiTHogfopOL Voyes lé même au mot iintoç» (i) M. l'ab. Lanci a donné un nouveau système à tout ce qu'il a entrepris de traiter. U a présenté sous un jotf nouveau les langues d'Italie dans l'Essai sur les langues, qu'il a publié. Il a établi aussi un nouvel ordre din« la peinture des vases anciens^ en interprétant lespoioti les plus difficiles de la mythologie et de l'histoire. On pourra consulter la seconde des trois dissertations qa*3^ a faites sur ces vases ^ P<^gc.94» $ IV > où il parle fort' savamment des Silènes. Que le ciel renouvelle en loi 1* bienfait accordé à Nestor^ pour la gloire d# notre II** lie , 'Car l'Europe admire en lui un antiquaire profond/ un vrai connaisseur des beaux aru, qui a si- bien mente de la peinture ancienne et moderne ^ dont il a écn%V^' toire avec tant d'ordre et de talent.

5âS En donnant à cette figure le nom d'un Silène de la suite; de Bacchus, nous ne nous sommes pas éloignés de ses idées, et nous n'y avons fait qu'ajouter le nom de Faune barbu , pour en faciliter Tintelfigence à tout le monde , sans avoir l'intention de prétendre que ce soit la dénomination propre. Cette statue étant d'un bon style, mais peutêtre latin , il nous eût été permis de ne pas trop nous attacher à la signification propre des mots grecs. Mais quand la mythologie grecque n'est pas contraire ik la latinC'^ il Tant toujours mieux suivre la |>remière , qui fournit généralement tous les sujets des sculptiures antiques.

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