‹ Monumens du musée Chiaramonti, décrits et expliquésChapitre 46 sur 50 · ET QUI SONT HEPBESENTES DANS LA PLAUCHE A · texte numérisé non relu

ET QUI SONT HEPBESENTES DANS LA PLAUCHE A

A. I , IUI7I1* I. JLje sistre , que nous donnons dans sa grandeur naturelle^ appartient au Musécf Borgia ; il est en ivoire. Apulée ( liv. XI, pag. 2^5 y j6) indique qu'on les faisait en or, en argent, en métal; mais ceux en ivoire ne pouvant rendre aucun son, ne devaient pas servir comme ioslni* ment , mais être un symbole. Kircher ( Oedip. , t. II , pag. 4?^ » JRota Divinatoria ) nous apprend clairement qu'Isis était désignée par un sistre : per Sjrstrum Isidem. Il ne parait pas improbable que , comme les initiés de Gybèle qui portaient une image de leur Déesse , ceux qui étaient initiés & Isis por* tasàent un symbole. Il ne semble pas qu'on trouvé des traces de cet usage dans les anciens écrivains , mais on |yeut croire qu'il ait eu lieu d'après la quantité de petits sistres portatifs que l'on trouve dans divers Musées. La dénomination de Sistraia turba qu'eurent les Egyptiens, comme on la trouve dans Martial (liv. XII, epig. 39, v. 19) et dans d'autres édrivains, peut favoriser cette conjecture » car jtous les Egj'ptiens ne jouaient pas de cet instrument Ce qu'U y a de certain , c'est que si le sistre était employé dans les cérémonies sacrées , il servait , à ce qu'il paraît , également aux usages domestiques, comme nous employons les sonnettes» et de même aux usages militaires , non-seulement des Égyptiens, mais encore des Amazones. Il est

ausa certain qu'il élait regardé camme un objet propre à éloigner les malheurs. Plutarqu^ « De

Iside et Osiride , assure : j4junt enim sistris Tjphonem ai^erti , atque depellL Ou voit enu^ autres choses , la figure d'un sistre dans la main superstitieuse de bronze publiée par Pignorius {Mensa Isiaca lei Magnae Deum matris Ideae et Aitidis initia , pag. 3 ). En faisant connaître cet ogréable monument, on a donné un léger échantillon des raretés égyptiennesqueTon conserve dans le Musée Borgia , mais cependant il suffit pour prouver combien il est abondamment riche eu tout genre. Voyez pag. 34-

A. I, num. a. UOcrea^ dessinée sous diven points de* vue, est la mieux conservée ^e tontes celles qui sont dans le Musée du Yatican* Elle est très-mince^ et on n'y remarque pas de trous au moyen desquels on eut pu Tattacher k une doublure plus moelleuse qui devait garnir Tioiérieur. On trouve à une de ces armures , au-dessus du genou , plusieurs trous faits exprès , qui pouvaient avoir servi à attacher cette doublure. En obse^ vant d'anciens monumens,.on pourrait croire que quelquefois les ocreae se laçaient avec des^Janiëres» qui étaient peut-être de cuir. Y. pag. 1 76, n. (2). ,

A. I, 7mm. 3. Cette intéressante médaille, de grande dimension , qui est à présent dans le Musée de M. le comte de Yiizai , que fît acheter le P* D. Félix Caronni, barnabite, a été publiée deux fois par le savant M. François Avellino , dans son Journal Numismatique qu'il fait paraître à Naples. On en a donné le dessin dans la seconde édition

•545 da mâme . JQarnal .ab n. HI, pl^ HI , num. Ç. L'auteur rapporte, à la. page .8.5,» ropinio^ d'un célèbre lettre qui ne s'accprde pas avec Texplìcauon qu'on a donnée de ce médaillon, quoiqu'elle ait été^génértilen^ent approuvée. Nous . avons vu avec pljiisir de quelle manière ce .savant a proposé les conjectures allégoriques , et qous n'entreprendrc^ns pas d'y répondre ^ puisque dans ce qui appartient aux lettres, on p^vt avoir ji/ssidéçs différentes des autres,, et avec justice, .s^ns pour cela offeuj^er leurs opMWp*^ • r : ' , . :

Nous nous croyons obligés seulement de donner, dans cettQ cir€K)nstançe>, quelques preuves^nouvelles sur upe .partie 4e DQU*e explication. Nous en.av/ons pris rengageaient, par la.promesse que nous avons faite à la personne à laquelle fut adressée ^la lettre sur ce sujet.

Quelques personnes ont cru peu vraisemblable qu'une seule figure arn^ée représentât la jeunesse grecque qui accompagnait en. armes la pompe sa- I crée. Il y a dans les médailles latines une quantité ^ d'exemples où une seule personne représente la multitude , et pour en citer quelques-uns nous parlerons des suivans.

; Dans la médaille de la famille Tituria ( Tes* MoreJL , Fam. Rom. TIT VRJA , num- i , A , B ^ C ) lo denier que l'on dit généralment être la représentatoin de Tai*peia étoufice sous les boucliers , représente plutôt, selon les nouvelles observations de quelques habiles antiquaires, une Sabine à genoux qui sépare les armées grecques et i;omûnes^ exprimées chacune par un seul soldai corn*

battant; et les Sabioes, qui se jetèrent au mifien dn combat, sont indiquées par une seule figure de femme. Dans celle de la famille ffumonîa (idem NV« KIOmA) les ennemis qui veulent attaquer les Romains dans le VaUum , sont représentés par un seul guerrier. Sur les médaiOes des familles Caipumia y Julia , licinia e Marcia , les courses des jeux Apollinaires sont exprimées par un seul ch^ val qui court ( GALP VHMA , pi. I , num i , A, B^ ai , C; V. pK n, num. i. lYLIA, pL4) num. £. LlCmiA, pi H, n. i. MARCIA, pl.n, n« E , F , ec.

Nous ne manquons pas encore d'exemples dans les médailles impériales. Celle de Néron avec Tépigrapht DECYRSIO , sur quelques médaiHa , a pour type deux soldats à cheval; sur d autres une seule figure équestre^ et une à pied; alors elles indiquent la cavalerie et Tinfanterie. Une médaille dl^drien avec le mot EXPEDITIO,' représente une expédition militaire avec une seule figure équestre. De même enfin le peuple romain qoi reçoit le congiarium dans les distributions de Néron et' de Domitien', est représenté par une pe^ sonne seule. La première et la seconde de Trajan; la première et la troisième d'Adrian ; d'AntooiA et de Marc* Aurèle , etc. , quoique sur d'autres le peuple soit représenté par plusieurs personnes. Tous ces exemples semblent suffisans pour rendre vraisemblable ce qu'on a avancé , que la jeunesse grecque est représentée par une seule figure l^ mée. y. page 60, note.

A. 1 9 num. 4* Cette grande médaille qui ap>^

HVCHt* éié dans le Musée de feu Tabbë G io. Bat* tÌ5Ut Visconti, coEiimÌ8saì]*e des antiquités, passa dans la collection de feu Monseig. Onorato. Cae« tani, qui a réuni beaucoup de médailles antiquea représentant des édifices ou d'autres monumens d'art , on la rapporte ici parce qu'elle a été mal expliquée par YaiUant, comme nous l'ayons fait observer à la page 86, n. (i). Sur le côté principal on lit : AVRELIVS • CAESAR • AVG. PU . FIL. Il y a la tête nue de Marc-Aurèle jeune^, Têtu d'une cblamyde. Sur le reyers le commencement de l'inscription manque ; il y ayait 7V. JP., et il reste. . • • yni . COS. n. On y voit ime figure de Dioscure avec une cblamyde attachée sur Tépaule droite ; il pose la main droite sur se col d^m cheyal, et il tient dans la gauche une lance. Y. page 86, n; (i) A. IL n. 5 , 5. Voici deux des yases à parfums ^n albâtre , que . M. Edouard Dodwell a trouy é dans les tombeaux des femmes grecques , pendant ses yoyages : ils seront publiés dans quelque temps. Comme on aperçoit clairement sur le grand yase d'albâtre , qui renfermait les cendres de Liyilla , et qu'on trouya près du mausolée d'Auguste , que l'artiste a pris soin de bien distribuer les yeines du marbre , ainsi ces deux petits yases nous prouyent la même attention de la part des artistes grecs. Les yeines dans tous ces deux yases sembfent presque formées par art, tant elles s'accordent bien ayec la forme des yases. Comme ils n'ont pas de fâed, ils devaient rester couchés^ et afin qu'ils ne pussent glisser , on leur ayait laissé ces petites proéminences : des poignées plus trayaillées eussent

\étp trop facOc^ à 5e briser. Ces proénuoenoes se^ liaient ^ aussi pour . les tenir commodemeat à la main , puisque le marbre étant bien poK ne peut être, tenu avec sûreté dans les mains saos quelque obstacle. Les anciens formaient les choses pour leur prjopre usage, et pourvoyaient à tout d'une ipanière simple. Y. page an, n. (5).

A. II, num. 6. Le contour que nous donDoni ici représei^tç la pose des deux £gures qui sooc dai^s le. char, et qui sont un Bacchus nu, tenant de. la main droite une houlette, et embrassant de la gauche Ariane, vêtue d'une longue robe. On eut p^ faire graver tout de suite le groupe daos la planche même , car Hndication qui en reste est assez certaiàe , mais comme on eut pu avoir quel* ] que doute à ce sujet, quand on n'avait pas eia* miqé de près ce monument , nous avons cru plus à propos de le faire graver sur cette planche de supplément. Nous ferions tort au sculpteur M. Alessandro d'£ste si nous recommencions à le louer, car son talent pour restaurer, et le soin qu'il y apporte, le rendent assez recommandable. Cet habile jeune homme , fils d'un sculpteur , et qui > eu le bonheur d'être élevé du célèbre cher. Canova , a déjà fourni assez de preuves de son me* rite par des morceaux d'invention bien exécutas ^ mafbre , et qui promettent en lui une continoatioD de meilleurs succès. V. page 367 , n. (i).

A. m , num. 7. Filippo Aurelio Visconti se disposait à donner, d'après la proposition que fitd<^ lui Mous. Gaetano Marini , la description du ri^^e Musée de la mabon Obizzi à Catajo près àe P^

doue, eut le plaisir de trouver , parmi tes !)roiizés," la petite statue publiée ici, qu^il dessidà' àé Îà' même grandeur que roriginal, comme èlle est dâb^'" celte gravure. Moutfaucou, Wii!icke1inànn', Guitttani, avaient donné dans leurs ouvrages dîverà^^ exemples de visières: mais la plupart sotït ûré^ d'après des monùmens qui représentent des gladiateurs, et non des guerriers. Cette petite figure ea métal nous montre un casque grec , abbaisi' sur le front, de sorte que le guerrier voye a ttavéïis^^ les yeux formés sur cette partie saillante duòasqué, i appelée -subgrundium. Nous n^aâsurerbns pas si iio^ tré combattant est un guerrier, et non pas ud gl^' dîateur , mais nous décidons bien que l'on vdit clairement dans ce monument Tusage de ces ouvertures qui sont pratiiquées à tant de casques de divitii- ; tés^ et de guerriers gi^ecs et romains. Y. p. i â i, n. (3). : A. m , num. 8. Celle-ci est la capaduhculà d^argent trouvée dans les fouilles Pontines, ordonnées ^ par le pape Pie Vl , et qu'on conserve dans lé Musée du Vatican. Elle a été dessinée de la même grandeur que roriginal. On remarquera seulement que le point de vue sous lequel on Ta tracée ,. a rendu peu visible la courbure extérieure de sa poignée. Les capaduncules était un instrument servant aux sacrifices ; mais elles pouvaient être en-* core de la même forme lorsqu'on les faisait servir anciennement dans les cuisines; car beaucoup de vases et d'autres ustensiles trouvés dans ces fouilles , semblent plus propres à des usages civils ec militaires, qu'à des cérémonies sacrées. D'ailleurs la forme du présent vase est réellement semblable

k la cùpaduncule que Ton voit placée ooimne na desornemens pontificaux, sur tant de médaiDes et dans les ornemens des temples. Y. page 54-

A. m , num. g. Giuseppe Antonio Guattan ayant entrepris , sous d'heureux auspices , la poUicadon, interroitapue , des monumens inédits et <iei nodces qui regardent les arts , nous pouvions près* que nous dispenser de publier ici le très-beau bas^relief en stuc qui est ici gravé. On a déjà prié dans les Notices Encjrclopédiçues romaines^ t lY, page 55, des fouilles heureuses faites dans la Tille Moroni près la porte Capena, d'oii a été retiré, entre autres, ce beau monument Nous oe pa^ lerons pas ici de Fart, ni de la -belle expresôoo des figures , ni de la rareté du sujet , toutes choses déjà' mentionnées dans l'ouvrage indiqué. Nom présenterons seulement en faveur des amateurs une conjecture sur le style des anciens sculpteurs. Les mai*bres qui ont été trouvés dans le tombeau dooi la voûte était ornée par ces stucs, paraissent en du temps de Trajan si on les compare aux médailles antiques , ainsi que par leur style. Le sculpteur en faisant la mitre de Vénus excessivemeni haute , a voulu se conformer à la mode dans b coiffure , teOe qu'elle était en usage chez des (bhies romaines. De cette manière il Ta rendue sesblable par Thabillement à Ploûne , à Marcia , i Matlûdie , qui élevaient ainsi leur chevelure , i^^ le même genre que la mitre que l'on voit ici < Vénus. V- page agS, n. (a).

Fin du Musis Chiaramonti.

TABLE DES PLAIfCHES

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