‹ Monuments des arts du dessin chez les peuples tant anciens que modernes (volume 2)Chapitre 102 sur 106 · N° 8. —— PAULUS III. PONT. MAX. AN. XI · texte numérisé non relu

N° 8. —— PAULUS III. PONT. MAX. AN. XI

Ce Paul II (

de parler, et r

{lexandre Farnèse) fut élu après Clément VIT, dont nous venons

gna Jusqu'à sa mort, arrivée en 1949; il avait alors quatre-vingtdeux ans. Un fils, qu'il avait eu avant son exaltation à la tiare, et dont il fit un prince en démembrant, en sa faveur, les États de l'Église, se montra très-ingrat

et l’abreuva de chagrins.

\u reste, Paul HE chercha toute sa vie à maintenir la paix parmi les princes chrétiens. Ce fut lui qui détérmina Charles-Quint et Francois I, ces illustres rivaux, à conclure entre eux une trève de dix ans. Il aimait tant la France que Charles - Quint prétendait qu'il avait des fleurs de lis empreintes sur le cœur. C'est peut-être à ce caractere de bienveillance et de paix qui le caractérisait, que se rapporte lallégorie que Pon voit gravée sur le revers de notre médaille. Un génie nu, où, si l'on veut, Jupiter, une main posée sur son aigle, verse d'une urne qu'il tient sur son épaule droite de l'eau sur de hautes plantes qu'on pourrait bien prendre pour des Hs. La légende de ce revers porte : HIPNH. ZHNOŸ; et l'exergue : EYPAINEL. L'allégorie el la légende nous confirment dans l'opinion que le revers de cette médaille exprime l'intention politique qu'avait toujours eue Paul IT de protéger la France, Nouveau Jupiter, il cherche à donner à sa puissance de profondes racines.

Benvenuto Cellini, dans les Mémoires de sa vie, nous donne une effroyable idée de ce pape, qu'il représente comme un véritable fripon, un athée, ete. La vérité est qu'il retint long-temps ce célèbre et malheureux artiste dans les cachots du château Saint-Ange, sans le faire juger: et, à ce qu'il semble, uniquement pour que Benvenuto n'informat pas Francois F, qui l'appelait en France, de toutes les injustes rigueurs qu'on lui avait fait souffrir à Rome, par les ordres du pape el de son bâtard Pierre-Louis Farnèse (à

Il est inutile sans doute de faire observer que dans la légende de la face principale, le mot et le chiffre qui suivent le nom et le titre de Paul I indiquent que cest l'image de ce pontile, tel qu'il était Fan x1 de son pontificat Et par une conséquence nécessaire , que la médaille fut exécutée à cette époque, c'est-

a-dire Pan 1545.

N° 0. — SIXTUS V. PONT. OPT, MAX.

Le fameux Sixte F7 sera dans tous les temps le modèle le plus parfait de l'hypocrite ambitieux. Durant une grande partie de sa vie il sut cacher, sous les dehors d'une douce piété et de la modestie, une ame dure, hautaine, inflexible. Au reste, il lui fallait peut-être encore plus de ruse que de talent pour s'élever, comme il le fit, de la plus misérable des positions sociales au trône de Rome. Ce fut dans les campagnes de la Marche d'Ancône, où il gardait les cochons,

que la fortune lalla chercher pour le porter par degrés aux premicres dignités

1) Voyez les chapitres 13, 14, 15, ete., des Mémoires de Benvenuto Cellini.—T faut convenir que ces Mémoires, d'ailleurs trés-intéressants , ne paraissent pas avoir été écrits par un homme d’un esprit trés-sain. Les agitations de

Sa vie, les injustices qu'il avait éprouvées, pourraient bien avoir altéré la raison de cet artiste, d’une imagination

ardente et fougueuse, et qui avait à se reprocher de grandes fautes, même des crimes. Dans ses Mémoires, ou

plutôt ses confessions, il avoue ces crimes avec une mafveté, un sang-froid qui épouvante, qui froisse l'ame.

de l'Église, et placer enfin (en 1585) la tiare sur sa tête. Il régna cinq années avec une sévérité qui dément bien lépithète d’'Optimus, qui se trouve jointe dans la légende de notre médaille à ses titres de souve

ain pontife.

N° 10. — INNOCENT. xII. PONT. M. A. VI.

Ce pape, d'une ancienne famille de Naples ( les Pignatelli), gouverna l'Église pendant neuf ans (de 1691 à 1700 ) avec beaucoup de sagesse et de dignité, et, chose peu ordinaire, il fut regretté des Romains à sa mort. La médaille que nous donnons ici parait avoir été frappée l'an vi de son pontificat, et lorsqu'il était déja âgé de quatre-vingt-deux ans. On lit dans l'exergue le mot Mameranus, qui pourrait être le nom de l'artiste; mais il est plus probable qu'il faut lire : Mamertanus, et que lon a voulu indiquer ainsi la patrie du pape Innocent, né dans la Campanie.

Le revers nous offre le pape sur un trône, donnant un erucifix à un groupe de religieux qui sont agenouillés devant lui. Ce sont sans doute des missionnaires auxquels il adresse ces mots que contient la légende : ANNUNTIATE, INTER GENTES.

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