AUTRES DESSINS SCÈNES FAMILIÈRES
Les deux dessins de cette planche sont de même genre que ceux de la planche
entent des scènes de l’intérieur d'un harem. Ce sont
qui précède ; mais ils repr
des dessins colorié Dans lun, on voitune femme d’une physionomie mélancolique et amoureuse,
à demi-couchée sur un tapis, un coude appuyé sur un coussin. Elle parait
écouter une vieille esclave, tri s-laide, qui lui parle avec une sorte d'action. Le
bout des doigts de cette esclave sont teints en rouge ; suivant la coutume géné-
ralement suivie en Perse et dans l'Inde.
Dans l'autre dessin, on voit aussi deux femmes. Elles sont à genoux, et semblent occupées de quelque acte religieux. La plus paree ouvre une espece de cassolette qu'elle tient à la main, et se dispose sans doute à brûler quelque parfum. Mais si c'est un acte religieux qu'accomplissent ces deux femmes indiennes, il est très-probable que ce n'est nullement un acte moral. L'objet auquel elles rendent hommage ressemble assez au fameux Angam, attribut ou plutôt emblème du dieu Ixora , le Priape des Indiens D il est renfermé dans une espèce de conque, image sous laquelle l'artiste aura voulu rappeler ui autre objet non moins obscène, ou peut-être aussi la coquille où se renferma le dieu pour se soustraire aux yeux d'un géant qui voulait le réduire en
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Ces dessins peuvent donner une idée de l'état de l'art dans les Indes ou plutôt dans tout l'Orient. L'architecture seule des maisons est rendue avec assez de soin : mais que d'ignorance dans la manière de retracer les fleurs, les feuilles des arbres, les rochers, etc. Nulle connais ance de l'art de placer les ombres . de faire sentir la perspective! |
De tels tableaux men sont pas moins intéressants, en ce qu'ils offrent la
peinture fidèle des traits, des coiffures, des costumes des femmes dans les Indes,
et surtout en Perse.
1) Voyez le Dictionnaire de la fable, de Noël, articles /xora et Lingam
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