DE SULTANS
e dessin qui occupe le milieu de cette planche offre encore une scene
emi-couchées sur des cousolats et de fruits. Une autre u tableau, parait avoir le etit buffet couvert de fioles même attitude, tient une les-ci sont sans doute des
es femmes pour qui seules
le repas semble avoir été préparé. Nous croyons aussi voir des esclaves dans
ces deux femmes qui sont hors de la scène principale du tableau, et dont une, penchée alixX pieds d'une femme da demi-couchée, semble occupée à fui mettre ou à Jui Ôter le long calecon qui Couvre ses jambes et ses cuisses ; dont autre debout, et du côté opposé, présente de loin, à la femme en calecon, une écharpe, peut-être un mouchoir. N'est-ce point un message qu'elle apporte de la part du maitre à celle de ses femmes qui doit être, ce jour-là, la favorite? Nous croyons pouvoir expliquer ainsi le sujet de ce tableau, si toutefois il signifie autre chose qu'un repas de femmes dans un harem.
Ce dessin est colorié, et n’est pas sans agrément. Quoique toutes les femmes
aient presque la même physionomie, elles mont pas la même expression.
A droite de la planche est le portrait en pied du sultan AKBAR , appuyé sur une épée, et tenant une fleur à la main
La mémoire de cet empereur est en grande vénération dans l'Inde. Ses exploits, et, mieux encore, son humanité, sa générosité, son amour pour les lettres, lui méritèrent l'amour de ses peuples et des étrangers
Il monta sur le trône de PHindoustan en 1556, et mourut en 1603, agé de 63 ans.
Son tombeau, que lon voit à quelque distance de la ville d’Agrah, est un des plus magnifiques monuments modernes de toute l'Inde. Il s'élève au milieu d’une vaste enceinte remplie d'arbres forestiers, qu'il surpasse de beaucoup en hauteur, par ses tours, ses dômes, ete. — William Hodges en à donné une vue
gravée et la description dans son Foyage pittoresque de linde (1).
(1) Voyez Travels in India during the years 1980-1783; by William Hodges; et les deux planches publiées par le même voyageur, sous ce titre : Fiews of the gate leading to the tomb of Akbar, etc
(tom)
Ce sultan était l'arriere and-père du fameux Aurexe-Zeis, dont on voit aussi
(es portrait AMIE gauche de la planche, et qui ne mérite pas moins notre attention.
Aureng-Zeib , qui est représenté ici debout, une rose dans une main, et appuyé de l'autre main sur une longue canne, né parvint au trône que par des crimes : et pourtant autour de sa tête l'artiste à tracé une auréole, ce qui indique assez a haute idée qu'il avait des vertus de son modèle, Mais il est bon de savoir qu'Aureng-Zeib, profondément hypocrite, affecta toujours Île plus grand zèle pour la religion ; que méme dans sa Jeunesse il s'était inscrit parmi les fakirs,
et avait pris leur costume. Ajoutons encore que, lorsque son ambition fut satis-
aite, et qu'il se fut emparé du pouvoir suprême, il gouverna long -temps ses vastes états avec prudence et justice.
Il était né en 1619 (an 1208 de lhégire), et avait recu de son père le nom d'Aureng-Zeib, ornement du trône. De deux frères aînés qu'il avait, il fit déc apiter lun, et périr l'autre par la morsure d'un serpent. Quant à son père, il le renferma dans une forteresse où , peu après, le malheureux prince fut empoisonné, diton, par un médecin que lui avait envoyé Aureng-Zeib.
Ce n'est point ici le lieu de retracer la vie de cet empereur assassin. On peut la lire en détail dans l'Æéstotre de l'empire du Grand-Mogol, par le P. Catrou, et dans un article fort étendu que feu Langlès a inséré dans la Biographie universelle.
Aureng-Zeib mourut, âgé de go ans, le 21 février 1707:
PLANCHE XVL.