AUTRES DESSINS ET GROQUIS DU PARMESAN
ice le Massacre des Innocents qui fait le sujet du plus grand des dessins de notre planche? Cest ce qu'on ne saurait dire avec assurance. Toujours est-il qu'un grand personnage assis sur son trône, au milieu de la scène, semble donner des ordres qu'on exécute à l'instant même; qu'on voit de tous côtés des femmes qui se désolent ou qui fuient, des enfants renversés par terre, ete. — Les traits à la plume de ce dessin, quoiqu'ils soient rehaussés au bistre, ont été si rapidement tracés, offrent des objets si confus, que l'artiste lui seul aurait pu sans doute débrouiller, expliquer ce chaos.
Quoi qu'il en soit, C'était une vaste et belle composition que le Parmesan
avait en idée : les plans de la scène sont bien indiqués , les groupes placés avec
art; tout l'ensemble en est satisfaisant.
Ce sont encore des études que nous retrouvons dans le plus petit des dessins de cette planche, dessin qui parait avoir été tracé par imégarde sur un papier où déja avait été faite une opération arithmétique, une addition, que lon voit
à gauche.
Le]
Sur le verso de cette même feuille de papier étaient tracés, avec la même
rapidité et sans plus de soin, d’autres croquis que nous donnons également dans cette planche.
Il parait que Parmesan cherchait le meilleur moyen de bien exprimer un groupe de deux personnages, dont lun porte Pautre sur ses épaules, et qu'à ce sujet il se rappelait un groupe de ce genre qu'il avait vu dans le fameux tableau de Raphaël, l'incendie del Borgo. En effet, nous voyons ici, sous divers aspects, deux hommes dont lun porte l’autre.
Au milieu est une femme qui tient son enfant debout sur sa tête. Peut-être remarquera-t-on que les jambes de cette femme sont tracées par-dessus un dessin d'une autre femme qui parait couchée. C'est dommage que le Parmesan n'ait pas fini le dessin qu'il avait d'abord commencé ; car la figure, si légèrement tracée
et à peine visible, de cette femme a de l'élégance et du charme.