‹ Monuments des arts du dessin chez les peuples tant anciens que modernes (volume 3)Chapitre 59 sur 94 · CÉPHALE ET PROGRIS, (DESSIN À LA PLUME LAVE AU BISTRE · texte numérisé non relu

CÉPHALE ET PROGRIS, (DESSIN À LA PLUME LAVE AU BISTRE

L'observation que contient le dernier paragraphe de notre article sur la planche précédente trouve ici son application. Qui pourrait reconnaitre des personnages mythologiques dans cette femme, d'une physionomie belle mais commune, que lon voit étendue sur un rocher, la poitrine percée d'une fléche, et dans ce bon bourgeois qui, de l'autre côté. pressant de ses deux mains un de ses SCHOUX ,

Ë | I 5 lève les yeux au ciel, comme pour laccuser? Et pourtant cette femme est Procris, l l qui avait été si tendrement aimée du plus beau des hommes, de Céphale, que I [ l I

l'Aurore avait aimé et même enlevé. Il vient de lui lancer, par erreur, la flèche

dont elle-même lui avait fait don, et qui ne manquail jamais son coup. Avouons qu'il y à de l'expression dans la figure de Céphale déplorant son malheur. C'est aussi une heureuse idée que d'avoir placé dans les nuages un

petit Amour qui pleure en regardant Procris expirante.

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