‹ Monuments des arts du dessin chez les peuples tant anciens que modernes (volume 3)Chapitre 7 sur 94 · NOTICE SUR LE PARMESAN · texte numérisé non relu

NOTICE SUR LE PARMESAN

Né au sein d'une famille de peintres, le Parmesan mania les pinceaux dès son enfance. A quatorze ans, il avait déja acquis de la réputation dans sa patrie par d'assez bonnes peintures

à fresque. À vin 1, il vint à Rome, et dès son début dans cette ville on crut retrouver en

lui un second Raphaël : aussi lui donna-t-on le surnom de Aafaellino. I est vrai qu'il s'atta-

and maitre en tout ce qui tenait à la g

chait surtout à imiter ce race. Il cherchait la grace,

il la voulait en tout, et tellement qu'il est souvent tombé dans l'afféterie et dans la mignardise. Le Parmesan s'adonna aussi à la gravure. Il fut, en Italie, inventeur de la manière de graver en clair-obseur, par le moyen de deux planches en bois. Ses talents divers et réels ne le conduisirent point à la fortune. Il fut poursuivi par des

créanciers qui lui avaient avancé le prix d'un tableau qu'il ne terminait point, s'enfuit, et 1 Ï ; >

in, à Casale, à peine : de trente-sept ans. C'est à cet à

mourut de chag

ge aussi qu'é mort le grand maitre que l'on avait cru voir revivre en lui.

La vie de ce malheureux artiste a été écrite et publiée par le P. AR, que Lanzi cite avec éloge dans son Histoire de l'Ecole parmesane (1).

M. Denon avait réuni une collection très-nombreuse de dessins du Parmesan. D'après ceux qu'il a fait lithographier, et que nous offrons dans une suite de planches que nous allons expliquer, on pourra juger du génie, comme de la manière de cet artiste, que l'on doit placer

au rang des plus grands maitres de son école.

EXPLICATION DES PLANCHES

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