‹ Monuments des arts du dessin chez les peuples tant anciens que modernes (volume 3)Chapitre 92 sur 94 · SAINT FRANCOIS EN EXTASE. (DESSIN · texte numérisé non relu

SAINT FRANCOIS EN EXTASE. (DESSIN

renoux, les bras ouverts, contemple avec admiration un crucifix

Le saint, à g

qui lui apparait au milieu des nuages, et qui jette sur sa tête un torrent de lunuere. Plus loin, un moine encapuchonné et assis sur un roc lit tranquillement, sans prendre aucune part à la scène.

Deux autres dessins remplissent notre planche. Le plus grand nous présente

un jeune homme dans une église, à genoux devant un autel sur lequel est un

grand crucifix. Toute son attitude annonce la plus vive ferveur, et peut-être le

repentit

dessin est d fgostino Ciampell, peintre florentin, dont nous ne savons rien, sinon qu'il vivait sous le pontificat de Clément VIIT (de 1591 à 1605), et qu'il travailla beaucoup d Rome l

Quant à l'autre dessin qui termine la planche, il est de l'excellent peintre Schidone, sur lequel nous avons donné une Notice. (Æcole lombarde, pl. EXCEL.)

Ce n'est qu'un croquis : ON £ voil la V ierge assise, tenant sur ses genoux l'Enfant Jésus qui caresse d’une main la barbe d'un moine, ou plus vraisemblablement d'un chevalier. U n autre chevalier, debout derritre la Vierge, contemple el sans doute admire cette scène. Pendant ee temps, un ange est venu se nicher dans le berceau vide de l'Enfant Jésus

C'est une composition bizarre, mais naïve.

Ces deux dessins, de maitres étrangers à Pécole espagnole, mont été placés sur notre planche qu'à cause de leur analogie avec celui de Murillo. C'est,

sinon la mème maniere, du moins le même senre de composition.

PLANCHE CCXXX VIII

SAINT AUGDSTIN EN EXTASE. {TANLEA

Le saint, vêtu de ses habits pontificaux, est à genoux sur ane large mais basse estrade, au-dessous de laquelle sont jetés sur le sol plusieurs gros volumes. À sa droite, un ange tient sa longue crosse; à sa gauche, un autre petit ange semble jouer avec sa mitre : du même côté et au milieu des nuages , parait le Père Éternel qui regarde le saint avec affection, et presse son flanc pour en faire jaillir du sang dont il arrose saint \ueustin ; A l'opposite est la Vierge , qui de lun ses seins, qu'elle comprime, fait sortir aussi un long jet de son lait. Le saint personnage, plongé dans une extase que l'on concoit facilement, ouvre la bouche pour ne rien perdre de la divine liqueur.

Ce tableau bizarre, mais précieux , était dans la collecuon du maréchal Soult

(due de Dalmatie). Notre dessin est de la grandeur de Pori

nal, ainsi que celui de la planche suivante.

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