PEINTRE
Ce Claude Coello, qui fut un des meilleurs peintres d'histoire et fresquistes de l'école
espagnole, a été inconnu aux biographes français. Ils ne citent même pas son nom. Il est vrai que ses ouvrages sont rares partout ailleurs qu'en Espagne.
Fils d'un bronziste portugais, qui était venu s'établir à Madrid, il ne devait d'abord qu'étudier le dessin, afin d'aider son père à ciseler; mais comme on reconnut en Jui de rares
dispositions pour la peinture, on lui permit de suivre ses goûts. A. l'exemple de la plupart des
peintres espagnols, il se forma par l'étude des Titien, des Vandick, des Rubens, dont il voyait les productions dans les palais du roi et des seigneurs de la cour. En général, c'est à l'étude
de ces modeles que l'école esp:
gnole dut la gloire de rivaliser, pour la couleur, on pourrait
dire de surpasser en cette partie, l'école vénitienne. Coello peignait avec facilité. Il couvrit de ses productions plusieurs coupoles de Madrid Peis; ( ;
et fit des grands tableaux pour l'Escurial. Il recueillit de tous ces travaux des richesses et une
grande considération. Mais la fin de sa vie fut triste et malheureuse. On avait appelé d'Italie le fameux Luca Giordano, pour qu'il peignit, avec celte prestesse qui le fit appeler Luca fa Presto, le
voutes de l'Escurial. Coello, susceptible à l'exc
‘s, De pul supporter cette atteinte à son honneur. Il mourut de chagrin C'est le dernier des bons peintres espagnols : après lui, l'école dégénéra
Il sut joindre dans plusieurs de ses compositions le dessin de Cano, la couleur de Murillo
et les brillants effets de Velasquez, Ses dessins, au crayon noir et à la plume, sont très-
recherchés, ainsi que trois estampes qu'il a gravées à l'eau-forte (1).
EXPLICATION DE LA PLA
Un grand moine à physionomie hypocrite, tel qu'on en voil beaucoup en
Espagne, frappe d’une baguette un rocher d'où jaillit une source d’eau. Un autre
1) Dictionnaire des Peintres espagnols, p. 97
(930 moine , placé sur un second plan, semble se promener dans la campagne, plongé
dans les méditations.
Tandis que le nouveau Moïse opere le miracle, une jeune vil:
eoise, à genoux
au milieu de deux enfants, le contemple avec une respectueuse admiration.
nde
Le sujet de cette composition aura sans doute été puisé dans quelque 1 espagnole.
Cette esquisse est touchée avec esprit, et rappelle le principal mérite des
productions de Coello, que l'on appelait le Tien portugais.
ES Daprnpar er ESS
| À ro] &, ÿ F* j 3 S ÿ Ÿ h 4 € LT e Ÿ À NS { NS Ÿ N 1 É Ÿ ee # È / à N
due Ca
ve
Get pin