VUE D'UNE GAMPAGNE D'ITALIE. ( DESSIN
Le paysage, à la plume et au lavis, que présente notre planche, est jeté sur le papier avec cette vigueur, cette liberté que Canaletto mettait dans tous ses ouvrages.
Quoique ce dessin ne soit, pour ainsi dire, qu'un croquis, on distingue fort
bien: à la gauche, une grande fabrique, peut-être une église, qui à été bâtie sur
les ruines de quelque temple antique; plus loin, et dans le fond, on aperçoit
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les murs d'une ville; sur le devant, et dans la campagne proprement dite, sont
hissés des pavillons, et Séleve une grande machine hydraulique assez semblable à celles dont on se sert dans la plupart des contrées de Fltalie pour l'arrosement
des jardins et des champs
Au-dessus du paysage on a placé un dessin qui représente une pauvre femme tenant son enfant enveloppé dans un grand voile qui est fortement noué par les
bouts sur une de ses épaules. D'une main elle soutient la tête de l'enfant et la
rieure de son corps; de l'autre, qu'elle tend, elle semble demander
l'aumône. L'attitude de ce petit groupe est pittoresque et intéressante.
e dessin m'est point de l'auteur du paysage (Canaletto ), il est de Sebastiano Ricci
pret edente.
oncle du Marco Ricei dont nous avons donné un dessin dans la planche
On conserve de ce Sebastiano, au Musée royal de France, un assez beau
eau, que, pendant son séjour à Paris, il fit pour sa réception à l'Académie de Peinture, en 1518. Cest une allégorie assez compliquée, où la France, servie par les Amours, est entourée de la Vertu guerricre, de Minerve qui foule aux
pieds Plonorance, ete., etc.
Sebastiano Ricci mourut à Venise, en 1734, cinq ans après son neveu Marco, le paysagiste.
Revenons à Canaletto
l'rois dessins de cet artiste remplissent les trois planches suivantes. IIS sont tous à peu près de mème genre, et ne peuvent être le sujet d'aucune observation importante. Aussi nous bornons-nous à les indiquer, sans chercher à les décrire
minutieusement, encore moins à les expliquer.
Praxeue CXEVIIL — Grand dessin à la plume, offrant une vue de plusieurs
fabriques pittoresques élevées sur les bords d'une rivière, qui pourrait bien être la Prenta. On ÿ voit un assez grand nombre de figures : là ce sont des hommes en repos dans des barques, ou qui poussent avec effort des radeaux ; ailleurs, un homme, chargé d'un énorme sac, qui monte, par ur escalier rustique, vers une femme qui tient un enfant dans ses bras. — Toute cette scène est bien
disposée.
Piancue CXLIX. — Dessin à la plume et au lavis, représentant, d'un côté, les ruines d’un temple; de lautre, celles d'un are de triomphe. Le milieu du dessin est oceupé par un grand pont à demi-ruiné; le fond, par de somptueuses
fabriques et par des coteaux arides. Peu d'arbres ornent cette composition. I l
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PLancne CL. — Grand dessin, représentant des ruines de divers monuments réunies dans un même lieu. L'objet le plus considérable est un grand arc de triomphe extrêmement chargé de sculptures, et qui n’est guère dégradé que par le haut. Le reste du dessin est occupé par des colonnes isolées à demi-détruites, des ares de voûtes à demi-écroulées, ete. Au milieu, mais sur un autre plan, s'élève un dôme et un assez grand monument, dans le style dit gothique.
On voit bien que cest là une de ces compositions que Canaletto se plaisait à imaginer d’après les souvenirs qu'il avait conservés de ces ruines de Rome,
visitées, étudiées par lui avec tant de soin et de patience.
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ÉCOLE VÉNITIENNE