‹ Monuments des arts du dessin chez les peuples tant anciens que modernes (volume 5)Chapitre 53 sur 108 · UNE ALLÉGORIE. ( DESSIN · texte numérisé non relu

UNE ALLÉGORIE. ( DESSIN

Cette allégorie peut, à ce qu'il nous semble, assez facilement s'expliquer. Ce personnage que lon voit par le dos est le peintre lui-même, et il a pris

soin de nous en instruire, puisqu'on lit sur la bordure de son manteau : Tuapeo

1) Storia pittorica, &. 1, p. 109

2 ) Zuccano. Il débarrasse une de ses mains de celle d’une figure hideuse qui à des oreilles d'ane : cette figure ne peut être que l'ignorance ou plutôt la débauche. En faisant ses adieux au vice, il se dispose à entrer dans son atelier; c’est dire qu'il va se livrer à l'étude, au travail. Aussi les trois Graces, qu'il a eu soin de désigner par ces mots : Le Graz, se disposent-elles à l'accompagner.

Dans Fautre partie du dessin, on voit Taddeo dans son atelier, vêtu négligemment, mais occupé à dessiner, à copier sans doute quelque antique; car il professait une grande vénération pour les monuments grecs et romains, et les copiail sans cesse

Si l'explication que nous donnons ici de cette allégorie est juste, on y verra que Taddeo Zuccaro reconnaissait du moins combien le libertinage auquel il se livrait nuisait à son talent, et se promettait quelquefois, comme tous les liber-

tions, de changer de conduite.

PLANCHE CVL

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