‹ Monuments des arts du dessin chez les peuples tant anciens que modernesChapitre 29 sur 85 · PEINTRE · texte numérisé non relu

PEINTRE

Albert Kuyp fut élève de son père, bon paysagiste, mais qui n'a presque jamais peint YE I paysas 1 i I que les environs de Dordrecht, sa ville natale, Le fils surpassa le père en talent. Il avait l'art de faire distinguer facilement dans ses [ [ 5 paysages, par l'état des campagnes et du ciel, les saisons de l'année, et même les heures de la journée. Le Musée royal de Paris possède de ce peintre un assez grand nombre de tableaux qui confirment l'observation que nous venons de faire.

On ne sait point la date précise de sa mort

EXPLICATION DE LA PLANCHE

Le peintre nous offre ici l'aspect d'unc campagne riante dans un beau jour

té. C’est ce que notre dessin fait assez bien sentir; mais, comme on doit le penser, moins distinctement que le tableau original. D'un côté, des arbres élevés se détachent en partie sur des rochers couverts de broussailles. Au travers de ces arbres on aperçoit deux pâtres gardant des troupeaux de vaches et de moutons.

Sur les devants de ce site deux cavaliers sont arrêtés près d’un pâtre assis L'un d'eux, descendu de cheval, est occupé à en rajuster la bride. Ces figures, frappées par le soleil, ressortent par opposition avec la masse d'ombre produite par diverses broussailles , et qui couvrent tous les devants du tableau.

Dans l'original on admirait le fini de l'exécution et le grand talent de coloriste

qui distinguait l’auteur.

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