‹ Monuments modernes de la PerseChapitre 1 sur 54 · RUE BONAPARTE · texte numérisé non relu

RUE BONAPARTE

MADIGIEC SLA YA

ANNE RROROSNIDE NE UNREUIR

Lorsque, en 1839, le gouvernement français jugea à propos d'envoyer une mission diplomatique extraordinaire auprès de Mohammed-Chah, alors régnant en Perse, l’Académie des beaux-arts résolut de profiter de cette circonstance pour renseigner avec exactitude l'Europe savante sur la position, sur l’état actuel & sur la forme des monuments de l'antiquité persane. À cet effet, elle obtint du ministère des affaires étrangères qu'on adjoignit à la Mission deux artistes. Connu déjà par mon ouvrage sur l'architecture arabe du Caire, je fus désigné pour en faire partie, avec M. Eugène Flandin, peintre. Les deux artistes, munis d'instructions nécessaires, partirent avec la Mission.

Aussitôt arrivés en Perse, nous nous mimes à l’œuvre, explorant successivement les débris des anciens monuments disséminés dans ce pays, & les résultats de nos travaux incessants, pendant les deux années que dura notre séjour, furent publiés en 1844, aux frais du gouvernement & sous le titre de : Monuments anciens de la Perse. Cet ouvrage comprenait les dessins de tous les monuments encore debout, depuis les temps les plus anciens de la monarchie jusqu’à la fin du règne des Sassanides, au vu° siècle de notre ère.

Quelque laborieuse que füt déjà en elle-même cette tâche tracée par l’Institut, je pus encore mettre à profit mes moindres loisirs pour examiner, étudier & relever les monuments de l'architecture persane, depuis le commencement de lépoque musulmane jusqu'au règne de Feth-Ali Chah, bisaieul du monarque actuel; c’est ainsi que je pus rapporter à mon retour en France un album de dessins exécutés sur les lieux, & je n'attendais plus qu’une occasion favorable pour offrir au public ce recueil inédit, complément du grand ouvrage mentionné plus haut. Cette occasion ne tarda pas à se présenter.

En 1852, mon Album attira l'attention de feu M. Fortoul, alors ministre de l'instruction publique. Peu de

temps après, grâce à sa bienveillante intervention, j'eus l’insigne honneur de mettre à Saint-Cloud mon ouvrage

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