‹ Monuments religieux de l'architecture romane et de transition dans la région picardeChapitre 134 sur 335 · Zicgelb., ii, o23, r, passhn · texte numérisé non relu

Zicgelb., ii, o23, r, passhn

MELANGES D ARCHEOLOGIE.

de copiste avant d’être religieux ; ce qui donne lieu de supposer que, dans ce siècle à’ ignorance, un laïque pouvait absolument vivre en écrivant pour des séculiers. Nous en parlerons ailleurs avec un peu plus de détail, si Dieu nous prête vie. Mais, puisque nous voilà conduits à Ratisbonne, faisons-y connaître un scriptorium contemporain (si par hasard notre calligraphe de Saint-Emmeran n’avait pas été mis au service du Niedermünster 1 pour plusieurs mois). La gravure ci-jointe, planche II (p„ 134), appartient à ce même manuscrit que nous avons déjà vu présenté à la Mère de Dieu par une religieuse bavaroise (p. 118). Nous en reverrons encore une autre pag’e (pl. VI); et pour qu’on n’v soit pas trop dépaysé (non plus que dans lapl. 111), rappelons ce (pie nous avons dit ailleurs2 sur les attributs ou emblèmes des évangélistes. Saint Jean paraît ici dominé par l'aigle qui le caractérise presque toujours dans l'art chrétien, et avec des médaillons en disque (aux quatre angles du tableau) qui rappellent les principaux traits de son évangile : génération éternelle du Verbe et sa gTande part dans la création de toute chose, mission de Jean-Baptiste pour annoncer la venue du Messie, naissance du Fils de Dieu à Bethléem et sa transfiguration sur le Thabor (Joann. I, 2-10; G-8, 14). Sous les pieds du disciple bien-aimé, on reconnaîtra sans peine un des quatre neuves du paradis terrestre (Genèse, II, 3 0-1 4) qui passent 3 4 pour figurer la diffusion de l’enseignement chrétien par le monde.

Revenons aux copistes du xic siècle. Wiking, moine de Prum, sous les abbés Hilderich et Etienne. La Bibliothèque du roi possède, je pense, un manuscrit exécuté par cet antiquarius1. Le prêtre Jean, chanoine de la collégiale de Quedlimbourg, copia le plenarhtm donné au chapitre de cette église5 par l’empereur Henri 1er. Adémar, à Saint-Eparèse, près d’Ang'Oulême 6. Le B. Marianus (Murdacli), moine de Saint-Jacques-des-IrJandais à Ratisbonne7, et qui ne doit pas être confondu avec Marianus de Fulde. A Saint-Evroul, l’abbé Théodoric, Rodulf son neveu, Hug, Rager, Berengar qui devint évêque dans la suite; Goscelin, Bernard, Turchetill (ou Turketil), Richard, etc.8. A Saint-Martin de Tournai, Godefrjd, Gislebert, etc.

Un prêtre Eposius , de Rome, à ce qu’il semble9, était-il moine ou chanoine régulier? Séroux d’Agincourt le cite comme copiste et miniateur d’un Exultet destiné aux offices du samedi saint.

A Saint-Amand, Gillebert qui avait été chanoine, et semble ne devoir pas être confondu avec un homonyme du xn° siècle peut-être10. Sig’on et Lanfranc ont été cités précédemment (p. 71, etc.). Gotabelm (ou Gotthelm) qui devint abbé de Benedict-Beuern , Adolpert, Gottsc-halk et BurchardU moines de la même abbaye11, avaient peut-être pour confrère Ludwig, copiste d’une histoire des Lombards12. Riddag (ou Radalic), abbé de Saint-Michel à Lunébourg, paraît avoir transcrit un évangéliaire cité par Gebhard13. Dans le même monastère,

1. CL supra, h. t., pl. i, p. 117, sv.; et t. I ( Curiosités mystérieuses), p. 15-46. — Item, I. III, p. x, sv.

2. Cf. Caractéristiques des ss., p. 324, sv. ; et supra, t. H ( Ivoires , etc.), p. 2!1, svv.

3. Je n’appuie ni ne contredis ceux qui veulent y voir la région caucasienne d’où partent en diverses directions le Tigre, l’Euphrate, l’Araxe arménien (Djihon), et l’Halys (Kizil Irmak).

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