Eguren, p
8. Morales, p. 93; Eguren, p. xxvi. — L’éditeur des œuvres de saint Isidore de Séville (Madrid, 1778) signale dans ce manuscrit la particularité suivante : au chapitre xic du traité de Natura rerum, et au centre de la figure circulaire qui le termine, on lit, écrit en lettres rouges : Eidogü mementote peccatoris. Cet Euloge serait, dit-on, le copiste ou le propriétaire du livre. Pourquoi pas un de ses lecteurs? Il ne serait pas le premier qui se serait complu à laisser une trace importune de sa personne clans les livres à lui confiés. Cf. Arevalo, Isidoriana, LXXVI, 5.
9. Cet ouvrage figure au rang de ceux qui avaient déjà disparu d’Oviedo en 1572 (Morales, p. 94). Je trouve toutefois, parmi les manuscrits que Morales décrit plus loin de visu (p. 97), un exemplaire du Pastoral qui répond aux indications de l’antique catalogue de Saint-Sauveur; et qu’on peut identifier avec celui que Morales croyait perdu.
avoir désigné un très-ancien codex vu par Morales, et qui, d’après la description qu’il en donne, portait au premier feuillet la croix angélique d’Oviedo, au second, l’inscription en labyrinthe : « J’appartiens au roi Alphonse ( Adefonsi principis surri). » Il contenait une courte exposition de ce grand docteur sur tous les livres du Nouveau Testament'. «Livre des Canons», magnifique exemplaire de la collection conciliaire d’Espagne, en très-grand format, écrit tout entier en lettres majuscules hispano-gothiques, et d’une très-haute antiquité (vne siècle). Ce précieux manuscrit subit, après la visite de Morales, le même sort que la Bible splendide dont j’ai parlé au début de cet article1 2. Le poëme évangélique du « prêtre Juvencus » .
Les ouvrages mentionnés jusqu’ici dans l’inventaire existaient encore à Oviedo en 1572. Les autres articles, dont on va lire l’énumération, étaient déjà détruits ou enlevés à cette époque. « Apringius » et «Junilius» en un volume, qui renfermait par conséquent les commentaires du premier sur l’Apocalypse, et le traité du second, de Partibus divinæ legis libri duo. Le « Livre des Collations » , ou Entretiens de Cassien. La « Chronique du Bienheureux Isidore», celle sans doute qu’Arévalo a publiée dans le septième volume des œuvres du saint évêque de Séville3. Le livre ou traité « d’Augustin à Probus» 4 5. Le «Livre des Hommes illustres», c’est-à-dire le catalogue historico- bibliographique composé par saint Isidore et continué par saint Hildephonse. Le « Prognosticon » de saint Julien de Tolède. « Elipand», c’est-à-dire le recueil des lettres dogmatiques de ce triste personnage, adressées à l’abbé asturien Fidèle, à Charlemagne et au docte Alcuin, soit pour défendre, soit pour propager ses erreurs, soit surtout pour diffamer ses adversaires; ce à quoi ces sortes de gens sont plus enclins que déraison '. Le «Livre du Festin des Noces par le Bienheureux Cyprien»; ce bizarre opuscule, relégué avec raison, par tous les éditeurs du grand évêque de Carthage, dans l’appendice des œuvres du saint docteur réservé aux apocryphes, est un exercice de mnémotechnie sacrée à l’usage des jeunes clercs. 11 renferme dans le cadre d'une lég’ende quasi-récréative, et assez courte pour se graver facilement dans la mémoire, la nomenclature des principaux personnages de l’Ancien et du Nouveau Testament6. «De la Prédestination et du Libre arbitre » par saint Augustin7. Œuvres de « saint Jérôme » 8. Extraits « d’O-
1. Morales, p. 90. — La bibliothèque d’Oviedo possédait en outre quelques cahiers (quadernos) des Homélies proprement dites, d’une écriture hispano-gothique majuscule, feuilletés par Morales (p. 97). Je ne saisis donc pas trèsbien le motif qui, ici encore, a porté ce savant homme à ranger cet article de l'inventaire parmi les absents.