V. Conclusion de l’Appendice
Additions et corrections pour la même partie. . . , 346
Notez que presque toutes les gravures de Y Appendice ont pour principal point de départ le manuscrit Cottonien de Londres (provenant, ce semble, du monastère de Silos), indiqué aux pages 226 et 252. Mais l’I capital de la page 323 appartient à un original que le P. Arthur Martin avait copié à Saint-Omer, et il le désigne comme ayant mine d’œuvre espagnole du xe siècle. Peut-être, cependant, n’était-ce là qu’une assimilation à deux figures d’évèques ou abbés données par lui dans son mémoire sur les crosses, d’après notre manuscrit du British Muséum.
Un autre 1 (page 297), copié sur un manuscrit des Bollandistes, dont la provenance m’est inconnue, n’est pas sans quelque analogie avec maintes initiales qui ornent les grands antipbonaires manuscrits de l’Espagne au xvue siècle; il est donc permis de supposer que ce style avait des racines dans les régions transpyrénéennes, et peut-être depuis longtemps. Car l’Espagne du passé ne se pliait pas complaisamment aux idées d’autrui.
Les lettres ornées ou vignettes des pages 320, 328 et 346 sont empruntées à deux manuscrits de Laon (nos 33 et 423), mais les indications du P. A. Martin ne in’y paraissent pas toujours bien conformes au catalogue imprimé plus tard par ordre du ministère de l’instruction publique. Quoi qu’il en soit, on les tient pour appartenant à peu près au vnc siècle; et rien ne semble constater qu’ils sortent d’un scriptorium de la ville ou des environs. D’ailleurs, comme les écrivains qu'on y transcrit sont Paul Chose et saint Isidore, le calligraphe (même Français du Nord) aura bien pu y copier un modèle espagnol.
Formons aussi une table des autres ornements accessoires (lettres ornées et vignettes ou culs-de-lampe) semés dans ce volume, lorsque j’en pourrai constater l’origine qui ne serait pas suffisamment indiquée par le texte courant.
Page v.
Soi-disant Psautier de saint Louis à l’Arsenal.
Item.