‹ Morale et progrèsChapitre 59 sur 199 · CHAPITRE QUATRI£ME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRI£ME

actes et deiix intentions, Tune par irapport aux moyens, Tautre par rapport a la fin, qui gardent chacune leur caractere propre, et qui ne sauraient changer r^ciproquement leur vraie nature, bonne ou mauvaise.

Songeons encore conabien il serait ihique de juger un individu d'apres les cons6quences de son action, et non d'apres ses motifs et son intention. Comment condamner celui qui ne fait pas le bien qu'il ignore invinciblement, ou meme celui qui fait le mal, mais sans le savoir, et persuade qu'il fait le bien? Ce serait exiger de tous un discernement qui est le privilege des plus eclaixes. II n'est pas facile, en toutes circonstances, m^me pour les esprits les plus 6clair6s, de reconnaitre ou est le devoir. « C'est, dit Joutfroy, une recherche penible que de demeler, dans chaque cas particulier, ce qu'il faut faire pour aller k son bien, quel est le parti le plus conforme a la fin de I'homme *. » Ne comprenons-nous pas, aujourd'hui surtout, la v6rit6 de ce qu'a dit de Maistre : « Le difficile n'est pas de faire son devoir dans les temps d'epreuves civiles, mais de le connaitre? »

A tous ceux qui ont cru en Jesus-Christ, il a et^dit : Votre foi vous a sauv6s. II a 6te dit

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