La Vie Mernelle
M MORALE BT PROORES
uous ue pouvons les accompagaer dans cea voyages i travers lea astres, qui semblent renouvel6s des voyagea dans la lune de Cyrano de Bergerac ou de ceux de Micromigas, et qui seraient, suivant eux,les 6tape8 successives de rhumanit^, a travers !e champ sans bornes de la perfectibility. Toutefois, pour mieux justifier cette elimination prealable, il convient de donner quelques courtes esquisses des etranges imaginationa oil se sont egar^s les philosophes qui out eu la pretention de suivre les phases du progres par deli cette terre et par delA I'humanite.
Beaucoup moins r6serv6 que Descartes sur les destinees de Thumanit^ au del4 de ce monde, Leibniz, en dehors de toute m^thode scientifique, s'est livre k quelques conjectures de ce genre aur le perfectionnement de I'homme dans une autre existence et surle lieu d^finitif de reposou il doit rfisider un jour. « Peut-fetre y a-t-il quelque part, dit-il, uu certain nombre d'animaux fort ressemblants k I'homme qui soient plus parfaits que nous'. » line ditpas clairement sices animaux [)lus parfaits sont des hommes promus a un etat superieur ou bien une autre race d'etres sans rapport avec rhumanite. Toutefois il esl k croire que, dans la pens6e de Leibniz, ees animaux reaaem-