‹ Morale surnaturelle spécialeChapitre 140 sur 144 · DEFINIS DANS CE VOLUME · texte numérisé non relu

DEFINIS DANS CE VOLUME

J AIX o46

Panthéisme . . . . . . 336

Parole de Dieu 113

Poe'sie 81

Pre'somplion 437

Proposition de lu foi. . . 131

Provocations au mal. . . 671

Aationalisme . . .

Refus haineux . . .

Règle de foi. . . .

Re've'lation ....

— e'crite . .

— orale . .

— privée . .

- publique .

Rhétorique ....

des faibles diabolique formel .

impie .

matériel pharisaïque

Science

— infuse .

Sens de Tauteur . .

— subjectif . . .

Stratagèmes ....

Synthèse de la foi. .

lÉMOlGNAGE 66

Témoin 67

Toilettes 671

Traduction 84

ERTU

acquise

appétitive . . . .

cardinale . . . .

cognoscitive . . .

habituelle . . . .

infuse

intégrante . . .

morale ....

naturelle . . .

potentielle . . .

préternaturelle .

principale . . .

surnaturelle . .

théologale . . .

PRÉFACE PARTICULIÈRE. — Efforts de l'auteur pour se conformer au ve'ritable esprit de l'Église Romaine, i ; comment il entend le rôle du the'ologien catholique, ii ; remarque touchant la synthèse de l'ordre surnaturel, m.

THÉORÈME I. — La Morale surnaturelle spe'ciale a pour objet propre l'étude analytique et pratique des moyens que Dieu a surajoutés à notre nature, et des devoirs nouveaux qu'il lui a conséquemment imposés, en vue de la fin essentiellement surnaturelle, qui est gratuitement et miséricordieusement devenue le but de notre existence terrestre. 4.

Morale générale et morale spéciale, 2; objet et limites de celle-ci, 3-4.

THÉORÈME II. — Tous les devoirs de la vie chrétienne se rapportant à l'exercice des vertus surnaturelles, ou à l'usage des divins sacrements, il est logique de partager la Morale surnaturelle spe'ciale en deux grandes séries de Traités, les uns relatifs aux vertus, les autres aux sacrements, et tous vraiment the'ologiques. 5.

Anciennes divisions, 6; la nôtre, 7-8; vertus et sacrements, 9-10; caractère de notre travail, 11.

THÉORÈME III. — La division des vertus surnaturelles en théologales et en morales, et la subdivision de celles-ci en cardinales et en subordonnées ou annexes, sont pleinement conformes à la doctrine révélée et à la véritable psychologie surnaturelle ; l'importance exceptionnelle de la vertu morale et annexe de religion permet cependant de lui assigner un rang intermédiaire après la foi, Tespérance, la charité, et avant la prudence, la justice, la force, la tempérance. 12. Classification des vertus, 13-14; place de la vertu de religion, 15.

THÉORÈME IV. — Quoique réellement distinctes entre elles, les vertus théologales ont trop de liens intimes et de mutuels rapports pour n'être pas étudiées dans tin seul et même Traité divisé en trois Chapitres. 16.

(1) Cette tablo donne l'cnoncé complet de tous les Théorèmes, avec le sommaire de leurs développements. — Les chiffres renvoient aux alinéas du volume, et non aux pages.

508 TABLE ANALYTIOL'E

Distinction des vertus ttiéalogales, 17; leur connexion, 18; leur ordre, 19.

THÉORÈME V. — Encore que h'S vertus théologales soient essentiellement surnaturelles, et que Dieu seul puisse les former et les établir en notre unie, nous devons pourtant reconna)tre et soigneusement étudier les analogies qu'ont avec elles certains actes naturels et préternaturels de même nom qu'elles. 20.

Vertus naturelles, pre'ternaturelles, surnaturelles, 21 ; utilité d'une e'tude d'ensemble, 22.

THÉORÈME VI. — D'une manière très générale, la foi est une habitude ou nn acte de confiance par lesquels Tintelligence ou la volonté' donnent librement et prudemment crédit ii quiconque mérite réellement de leur part ce sacrifice de leur indépendance et de leur spontanéité. 23.

Division du Chapitre I, 24; notion ge'ne'rale de la foi, 25; foi habituelle et actuelle, 26; foi the'orique et pratique, 27; foi et sacrifice, 28; doctrine biblique, 29.

THÉORÈME VII. — La foi intellectuelle et la foi morale d'ordre naturel ont d'étroites relations, qui facilitent ordinairement beaucoup le passage de l'une à l'autre. 30.

Similitude de la foi théorique et de la foi pratique, 31 ; leurs relations effectives, 32-33 ; exemples bibliques, 34; conséquences, 3o.

THÉORÈME VIII. — La foi spéculative est un acte de connaissance proprement dite et par conséquent un assentiment intellectuel, subjectivement certain, ii une vérité objectivement certaine. 36.

Division et méthode, 37 ; essence de la foi théorique, 38; foi et science, 39; opinion et foi, 40.

THÉORÈME IX. — Le motif de l'assentiment donné par la foi spéculative éi son objet n'est jamais /'évidence de celui-ci, mais bien /'évidence des raisons extrinsèques justifiant et j)rescrivant cette libre et méritoire adhésion intellectuelle. 41.

Obscurité de la foi, 42-43; évidence et foi, 4i-4o; jugement de crédibilité et acte de foi, 46-48; un texte de saint Paul, 49.

THÉORÈME X. — Même dans l'ordre simplement naturel et rationnel, on ne saurait nier la grande et continuelle utilité, voire même l'entière nécessité et par conséquent l'absolue légitimité de la foi intellectuelle pour les adultes. 50.

Nécessité de la foi, 51-52; son utilité, 53-54; sa légitimité et l'intervention de la volonté, 5o-56.

THÉORÈME XI. — Xo)i seulement la foi naturelle est absolument U''ces'=:aire et constamment utile pour le facile et complet développement intellectuel, moral et même phgsique des enfants, /?ta/s la

forme très élémentaire qu'ils lui donnent, l'usaije très simple et très spontané qu'ih en font, possèdent, moyennant quelques conditions faciles à déterminer, nne légitimité indéniable et philosophiquement inattaquable. o7.

Ldi foi du charbonnier, 58; sa légitimité, o9; trois objections, 60-63.

THÉORÈME XII. — // est absolument indispensable, pour qu'un acte de foi soit raisonnable et prudent, qu'il porte sur un objet précis, déterminé, nettement circonscrit: cela dépend sans doute particulièrement du croyant lui-même, mais principalement et nécessairement du témoin qui affirme. 64.

Difficultés relatives au témoignage, 65-36; conditions requises dans le témoin, 67 ; sa triple fonction, 68.

THÉORÈME XIII. — L'acte de foi embrasse entièrement mais exclusivement ce que le témoin a voulu manifester, ce qu'il a réellement manifesté, ce qu'il a manifesté par voie d'autorité. 69.

Ce qu'il faut croire, et pourquoi, 70-71 ; exemples, 72; la lumière du témoignage, 73-74; attestation et démonstration, 75-76.

THÉORÈME XIV. — Une exacte analyse du langage humain, soit parlé, soit écrit, soit figuré, démontre qu'il n'est pas toujours un témoignage proprement dit, et qu'il ne réclame ni ne mérite pas toujours, fàt-il d'ailleurs très respectable et très autorisé, l'hommage d'un acte de foi proprement dite. 77.

Problème nécessaire à résoudre, 78 ; monologue de la solitude 79 • fonction de la prière," du commandement et du conseil, 80; la rhétorique et la poésie, 81 ; la direction intellectuelle, 82; le fond et la forme, 83 ; intermédiaires et traducteurs, 84

THÉORÈME XV. — Au point de vue de l'obligation morale, l'acte de foi naturelle est régi par les vertus de prudence et c?e justice. 85.

Témoin et auditeur, 86; prudence et croyance, 87; justice et foi, 88; exagérations à éviter, 89.

THÉORÈME XVI. —La foi religieuse naturelle, et la foi prélernaturelle religieuse ou non, se règlent d'après les principes généraux précédemment étudiés. 90.

Foi naturellement ou préternaturellement religieuse, 91 ; hypothèse d'un témoignage divin, 92-9o ; hypothèse d'un témoignage angélique ou analogue, 96; hypothèse d'un témoignage diabolique ou équivalent, 97-98; conséquences, 99-100.

THÉORÈME XVII. — Tout acte de foi surnaturelle inclut essentiellement en soi la coopération de Dieu lui-même; mais so)i objet n'est pas toujours immédiatement divin, et de là vioit que la foi surnaturelle peut se diviser en immédiatement et médiatement divine. 101.

L'acte de foi surnaturel, 102; il est immédiatement ou médiatement divin, 103.

olO TAULE ANALYTIQUE

THÉORÈMK XVIII. — Notre étude de la fol immédiatement divine comprend deux séries de questions : les unes touchant la réalité même de cette foi, les autres touchant les obligations morales qu'elle nous Impose. i04.

Sujet à étudier, 105; méthode et plan, 106.

THÉORÈME XIX. — Étant donnés son objet, son motif, sa lumière et son effet, qui sont divins, la foi que nous commençons d'étudier est véritablement une foi divine et immédiatement divine, théologale ou théologique, essentiellement surnaturelle enfin, 107.

Essence de la foi théologale, 108; légitimité de ses noms, 109-110.

THÉORÈME XX. — L'objet de la fol Immédiatement divine peut être

désigné, si étendu et si varié qu'il soit, par la simple et courte formule de parole de Dieu : à condition pourtant de donner au terme de parole le sens (/"attestation précise, de témoignage formel. lH.

Jji parole de Dieu, 112; ses formes variées, 113 ; ses rapports avec la foi, 114; considérations théologiques, 115-117; doctrine de saint Augustin et de saint Thomas, 118; déclarations du pape Léon XIII,

THÉORÈME XXI. — L'objet de la fol théoloyale peut être également bien appelé la vérité révélée, attendu que la révélation divine, mieux que /'inspiration, mieux surtout que /'infusion surnaturelle de la science, con>ititue un témoignage formel du souverain Ma)tre. 120.

Objet du Tliéorème, 121; révélation et 'parole révélée, 122; inspiration et parole inspirée, 123; doctrine du pape Léon XIII, 124-126; science surnatur6llement infuse, 127.

THÉORÈME XXII. — Tantôt l'objet de la fol théologale atteint le genre humain tout entier; et alors II s'appelle révélation publique ou universelle, — soit patriarcale et mosaïque, soit chrétienne, — soit écrite ou biblique, soit orale ou traditionnelle, — soit officiellement déCm'ie par l'autorité religieuse, soit livrée dans une certaine mesure Il la recherche ou à l' interprétation des particuliers; et tantôt il s'adresse uniquement à de simples individualités ou à de simples groupements, qui dépendent pourtant en cela de l'autorité publique, et qui ne peuvent imposer à autrui l'oltligatlon spéciale où Ils sont de croire. 128.

La Révélation publique et ses trois périodes, 12'9; Ecriture et Tradition, 130; définitions de foi et proposition générale, 131 ; révélations privées, 132; fautorité religieuse et son rôle, 133; foi divine et foi catholique, 134.

THÉORÈME XXin. — liien tju'll ne puisse g iiroir de parole ou de révélation divines ne munifeslant pas leur objet, cette manifestation />('«^ être plus ou moins explicite, et jusipi'éi un certnin point même implicite. 135.

Explicite et implicite, 136; quand Timplicite est de foi, 137-140; conse'quences, 141; autres formes de Timplicite, 142-144; prudence à observer, 145.

THÉORÈME XXIV. — Les motifs du jugement de crédibilité', du jugement de fidélité', de l'acte de foi théologale, sont en grande partie contenus dans l'objet de la révélation, conséquemment aussi dans l'objet de la foi; mais il n'en résulte aucun défaut de logique ni aucune apparence de sophisme. 146.

Problème embarrassé, 147-148; principes de solution, 149-lo0; solution, 151-152,

THÉORÈME XXV. — L'objet de la foi théologale est intimement lié avec celui de la morale surnaturelle; de là vient la célèbre et ofjicielle formule des choses ou questions de foi et de mœurs. 133.

Foi et mœurs, 154; foi et volonté, 155; mœurs et intelligence, 156; formules bibliques et traditionnelles, 157.

THÉORÈME XXVI. — Le motif propre de là^foi théologale, qu'elle ait pour objet une révélation publique ou privée, une doctrine définie ou non par l'Église, est uniquement et toujours l'infinie autorité du témoignage divin. 158.

Question du motif de la foi, 159; erreurs à éviter, 160-164; vrai motif, 16o; doctrine du concile du Vatican, 166-167; du concile de Trente, 168; de saint Thomas, 169; de TÉcriture Sainte, 170.

THÉORÈME XXVII. — L'autorité divine, motif de la foi théologale, lui communique une admirable unité que ne sauraient rompre ni la diversité des moyens, des temps et des objets de la révélation, ni le progrès des définitions de l'Église et des travaux théologiques, ni la multiplicité des révélations privées. 171.

Rôle formel du motif de la foi, 172 ; unité de la révélation, 173-174; immobilité et progrès de la foi, 175; foi privée et foi publique, 176; rêveries rationalistes, 177.

THÉORÈME XXVIII. — La foi théologale est tout ensemble préservée de n'importe quelle erreur et dotée d'une certitude absolument ferme, tant jmr la nature même de son motif que par les circonstances concrètes dans lesquelles il exerce son action déterminante sur cette croyance surnaturelle. 178.

Sujet du Théorème, 179-181 ; le motif de la foi théologale exclut toute erreur, 182-184; belle doctrine scolastique, 185-186; garanties de Facte de foi, 187-189; certitude comparée du jugement de crédibilité et de Facte de foi, 190; corollaire touchant la foi des simples, 191; effets psychologiques de Facte de foi, 192-193; doctrine du concile du Vatican, 194; et de FÈglise antérieure, 195.

THÉORÈME XXIX. — Encore que le motif de la foi n'a:i/.sse qu'en tant qu'il est vérité d'ordre naturel, il est ceiwndanl as^ez revêtu par

Dieu d'énergie surnaturelle, pour concourir efficacement à la production de l'acte essentiellement surnaturel de fol théologale. 196.

Grave difficulté', 197; ses causes 198; moyen de solution, 199-202; autre moyen, complémentaire du premier, 203.

THÉORÈME XXX. — L'intelligence humaine, munie de forces et de grâces surnaturelles, est la puissance immédiatement et formellement productrice de l'acte de foi théologale qui s'accomplit en elle et peut !j subsister à l'état de savoir habituel également théologal. 204.

Pre'liminaires, 205-206; surnaturalite' de Facte de foi, 207-210; elle a deux formes spe'cifiques, 211-212; re'alite' de la vertu de foi, 213-210.

THÉORÈME XXXI. — L'objet de la foi ne ne'cessitant jamais l'intelligence, même surnaturalisée , celle-ci ne croirait jamais si la volonté, après en avoir délibéré, ne s'était librement et surnaturellement décidée éi lui prescrire de faire ou de répéter cet acte de connaissa)ice théologale. 216.

Pourquoi notre foi est libre, 217-218; raison accessoire, 219; Tintervention de la volonté est également libre, 220; deux difficultés, 221-222 ; conséquences pratiques, 223 ; rôle exact de la grâce en cette matière, 224; enseignement de EÉglise là-dessus, 225-230; enseiynemont de la Bible, 231.

THÉORÈME XXXII. — La foi théologale ne commence pas seulement à être surnaturelle quand elle est vivifiée par la grâce sanctifiante et la charité iufiise, ni seulemoit quand elle produit son acte spécifique : ses^vé\imm(iives eux-mêmes sont surnaturalisés par la grâce, à partir du preiu'er moment où l'intelligence et la volonté, saisies de la question théorique ou pratique relative à la religion révélée, reçoivent une religieuse impulsion ii s'g montrer au moins attentives. 232.

Controversée célèbre, 233 ; le concile du Vatican sur ce point, 234 ; les papes du dix-septième et du dix-huitième siècle, 235-236; le concile de Trente, 237; saint Célestinl et le concile d'Orange, 238- 241; croire comme il faut, 242-245; exagérations et erreurs, 246-247.

THÉORÈME XXXIII. — L'acte de foi théologale est nn fait d'iniellection ou de connaissance surnaturelle : il appartient à la catégorie des jugements; et l'on pourrait le (lualijier (/r jugement surnaturellement synthétique. 248.

Préliminaires, 249; l'acte de foi théologale, 250; catégorie à laquelle il se rapporte, 251-252; c'est un jugement surnaturellement synthétique, 253.

THÉORÈME XXXIV. — L'acle de foi théologale c.sf doué d'une admirable fécond'\ié surnaturelle; même dépourvu de la vie totale qu'il reçoit de la grâce sanctifiante, il tend efficacement vers elle, étant véritablement une racine de justification, et aboutissant aux flenrs et aux fruits de>! dons du Saint-Esprit et r/r.v béatitudes. 25'i.

Fécondité de Tacle de foi avant la vertu infuse, 2oo ; relativement à cette vertu, âoO; puis à la^ràce habituelle et aux autres vertus, 2o7 ; puis aux dons, aux béatitudes, aux fleurs et aux fruits surnaturels, 258-261.

THÉORÈME XXXV. — L'acte de foi théologale doit s'exprimer dans les œuvres de la rie chrétienne tout d'abord, pnis dans les formules officielles et officieuses fjne rÉtjlise propose à ses fidèles, enfin dans les témoij^mages que cens-ci rendent très ntilenient ci la vérité de la doctrine révélée. 262.

Expression pratique de la foi, 263; expression logique, 264; officielle, 26o ; officieuse, 266; individuelle, 267.

THÉORÈME XXXVI, — Nulle ànic humaine n'a jamais pu et ne pourra jamais arriver an saint éternel sans posséder la vertu de foi théologale, qui est d'ol)ligation essentielle et de nécessité de moyen. 268.

Classification de nos devoirs de foi, 269; nécessité de la vertu de foi, 270-272; gravité de cette obligation, 273.

THÉORÈME XXXVII. — Nulle âme capable de faire un acte de foi théologale ne fut et ne sera jamais sauvée sans cette foi actuelle; l'exercice en est donc pour les adultes d'obligation tout ensemble absolue et relative, de nécessité de moyen et de précepte ; // en va de même, par voie de conséquence, pour la connaissance des motifs de crédibilité et du motif de croire; de même aussi pour l'emploi des moyens pratiques nécessaires ci qui veut passer des ténèbres de l'erreur à la lumière de la foi. 274.

Dispensés de l'acte de foi, 275 ; obligés à cet acte, 276 ; raisons de cette obligation, 277-278; doctrine de l'Église, 279; conditions de Tacte obligatoire, 280-282; s'il peut être seulement virtuel, 283; connaissance des motifs de crédibilité, 284-285; intervention d'un auxiliaire, 286; moyens pratiques obligatoires, 287-288.

THÉORÈME XXXVIII. — La foi actuelle, absolument nécessaire aux adultes pour être sauvés, doit porter explicitement sur deux points de la révélation, qui sont l'existence de Dieu et son rôle de fin dernière. 289.

Deux dogmes à croire de nécessité de moyen, 290 ; raison théologique, 291 ; sens du texte de saint Paul, 292-293; enseignement de rÉglise, 294; si la Trinité et Tlncarnation sont à croire de nécessité de moyen, 295-296; observation apologétique, 297.

THÉORÈME XXXIX. — L'obligation de croire explicitement d'autres dogmes que ceux de l'existence de Dieu et de la rémunération finale se détermine d'après l'itnportance objective des diverses vérités révélées, et d'après les devoirs ou besoins subjectifs des personnes tenues de croire actuellement. 298.

Principes généraux, 299; obligation pour le chrétien comme tel, 300; pour le sujet des sacrements, 301; autres sources d'obligation, 302-303 ; conséquences pratiques, 304.

THÉORÈME XL. — Pour déterminer les temps où la foi théologale doit produire ses actes et la fréquence qu'elle doit y mettre, il faut considérer surtout les causes particulières qui peuvent obliger l'homme à se nourrir intellectuellement de la vérité révélée. 305.

Observations géne'rales, 306; Tadulte infidèle, 307 ; l'enfant baptisé, 308; l'adulte chrétien, 309-310; l'adulte tenté, 311-312; les moribonds, 313; enseignement de TÉglise, 314.

THÉORÈME XLI. — Les formules officielles contenant les vérités principales de la révélation divine, théorique ou pratique, doivent certainement être sues et comprises des fidèles, pour qui elles sont de la plus haute îitilité sans leur être toutefois d'une absolue nécessité. 315.

Cinq formules officielles, 316; leur nécessité, 317; observations pratiques, 318-319.

THÉORÈME XLII. — Le droit divin tant naturel que surnaturel exige que la foi théologale se manifeste assez réellement et assez fréquemment dans la vie sociale des croyants, pour qu'elle remplisse entièrement le rôle que Dieu lui a assigné dans l'économie de la rédemption, et pour qu'elle y rende possible le complet exercice des autres vertus théologales et morales. 320.

Raisons de cette manifestation de la foi, 321-323 ; doctrine biblique et traditionnelle, 324; quand faut-il manifester sa foi, 325-327; prescriptions du droit positif, 328.

THÉORÈME XLIII. — Le refus conscient et volontaire de s'approcher de Dieu, par la foi en sa parole révélée, constitue le péché grave <:rinfidélité antécédente et formelle. 329.

Classification, 330; causes et effets des péchés contre la foi, 331 ; refus d'embrasser la foi, 332-333.

THÉORÈME XLIV. — Lvs péchés destructifs de la vertu de foi sont ceux qui nient soit ses motifs de crédibilité, soit son motif de croyance, soit ses objets, soit enfin sa règle authentique : ils appartiennent tous à rinfidélité comme à leur genre; et ils se spécifient principalement en incrédulité et en impiété, en apostasie et en hérésie. 334.

Classification, 335 ; incrédulité, 336 ; impiété, 337 ; apostasie dogmatique, 338-339; hérésie, 340 ; essence de toute infidélité, 341 ; législation de rÉglise en ce point, 342-346.

THÉORÈME XLV. — Les fautes graves qui sont étroitement unies avec l'infidélité, l'apostasie, l'hérésie, sans leur être pourtant identiques: celles qui mettent la foi en péril sans la nier formellement : celles qui dimhmeni grandement son activité, ou qui la privent de sa manifestation extérieure et obligatoire, sont de vrais péchés mortels contre elle, bien qu'ils n'en détruisent point par eux-mêmes la vertu infuse et habituelle. 347.

Péchés moins graves contre la foi, 348; fautes connexes avec Tinfidélité, 349-350; imprudences, 351 ; négligences, 352; négation purement extérieure, 353.

THEOREME XLVI. — L'ahaiidou simule de la fol est toujours un jJéché très grare contre elle, mais qui ne la supprime point par lui-même; la confesser extérieurement est souvent un devoir de premier ordre, quoique la prudence permette aussi et même conseille, en maintes rencontres, de fuir les dangers et les persécutions dont la foi est menacée. 354.

Doctrine traditionnelle sur Tapostasie simule'e, 35o-3o7; ce qui est licite, 358; ce qui est prudent, 359.

THÉORÈME XLVII. — La foi me'diatement divine répond éi un te'moignage se rattachant surnaturellement, et de plus ou moins près, à l'autorité de Dieu; elle s'exerce par des puissances analogues à celles de la foi théologale; elle possède à. trois degrés différents une garantie et une solidité qu'on peut discerner clairement dans l'histoire de l'Ancien et surtout du Nouveau Testament. 360.

Classification, 361; témoin et témoignage, 362; acte et habitus, 363; garanties divines, 364; certitudes corrélatives, 365; témoins divinement autorisés dans Thistoire du monde, 366.

THÉORÈME XLVIII. — L'obligation de faire en certains cas des actes de foi médiatement divine résulte, soit de leur connexion avec la foi théologale, soit de commandements explicites ou implicites les visant spécialement ; le refus de remplir sincèrement un tel devoir est généralement un péché grave. 367.

Classification, 368; obligation implicite, 369-370; explicite, 371-372; fautes opposées, 373.

THÉORÈME XLIX. — L'espérance, surtout Fespérance religieuse, mérite d'être sérieusement étudiée dans l'ordre naturel et préternaturel ; le théologien doit en 7néditer profondément la forme et le rôle surnaturels. 374.

Programme et divisions, 375~'i7u.

THÉORÈME L. — L'espoir est essentiellement tin acte d'appétition envers un bien connu pour utile ou agréable, 7nais absent, difficile, et cependant accessible.; la répétition de cet acte appétitif peut produire la vertu naturelle ou acquise d'espérance. 377.

Notion générale de l'espoir, 378 ; de Fespoir intellectuel, 379 ; espoir et appétit irascible, 380 ; sources de fespoir, 381 ; ses effets, 382.

THÉORÈME LI. — Naturellement et surtout préternaturellement, l'homme est capable d'une espérance religieuse théoriquement exacte^ mais le plus souvent dénaturée par ses erreurs et par ses vices, dès qu'il n'est plus sous l'influence de la grâce et de /'espérance surnaturelles ; jamais, du reste, ses désirs naturels de béatitude ne constituent pour lui un commencement quelconque de vocation surnaturelle. 383.

olG TABLE ANALYTIQUE

Possibilité d'une espérance naturellement religieuse, 384; espérance préternaturelie, 38o ; conditions historiques, 386; désir naturel de voir Dieu, 387-388.

THÉORÈME LU. — L'espérance surnaturelle est immédiatement on médiatement d'œUn> : dans le premier cas, elle est le produit pour ainsi dire logique, juridique, physiologique, de la foi théologale communiquant à la volonté humaine les éléments et motions nécessaires pour qu'elle puisse théolofjalement aimer les utilités pf délectations de la grâce et de la gloire célestes. 389.

Espérance immédiatement ou médiatement divine, 390 ; origine de l'espérance théologale, 391 ; rôle de la foi, 392-395; rôle de la grâce,

THÉORÈME LUI. — L'espérance théologale a pour sujet la volonté d'une âme déjà surnaturalisée par la vertu théologale de foi : elle a pour objet matériel tout bien surnaturel promis par Dieu à Vhomme: elle a pour objet formel la bonté divine, centre et source d'un tel bien; elle a enfin pour motif l'utilité ou la délectation surnaturelles des faveurs offertes et promises par la révélation. 397.

Sujet de l'espérance théologal, 398; son objet, 399400; son objet formel, 401 ; son motif, 402-403; sa liberté, 404.

THÉORÈME LIV. — L'accessibilité des biens promis à l'espérance théologale étant révélée en général seulement, et non pour chaque homme en particulier, l'espoir surnaturel est nécessairement accompagné d'une crainte salutaire, qui d'ailleurs n'exclut pas de hautes et précieuses probabilités en faveur de quiconque espère comme Dieu pre^icrit et entend qu'on le fasse. 405.

Espérance et crainte, 406-407 ; doctrine du concile de Trente, 408-409.

THÉORÈME LV. — Tel qu'il est décrit et authentiquement expliqué dans les documents bililiques et traditionnels, l'acte d'espérance théo- " logale est d'une absolue pureté morale, avantageuse et nécessaire dans toutes les phases de notre vie surnaturelle ici-bas. 410.

Excellence de l'espoir théologale, 411 ; il ne subordonne pas Dieu à l'homme, 412 ; preuves positives de sa nécessité, 413 ; doctrine des Pères de Trente, 414; d'Alexandre VIII, 415; condamnation de Molinos et de Fènelon, 416-418; enseignement de Pie VI, 419.

THÉORÈME LVI. — La vertu infuse d'espérance est conférée par Dieu en même temps que la grâce sanctifiante à laquelle du reste elle peut survivre en divers cas : elle cesse dawi le ciel par une heureuse inutilité, et dans l'enfer par une malheureuse impossibilité d'ij exister ; le divin Rédempteur, les saints, les âmes du purgatoire en furent ou en sont doués; de nombreuses grâces actuelles, le don de crainte, /-/ béatitude de la pauvreti' spirituelle, le fruit de la paix. composent son cortège surnaturel. 420.

Existence d'une espe'rance infuse, 421 ; quand on la reçoit et quand on la perd, 422-423 ; le ciel, les limbes, le purgatoire, 424-425 ; grâces actuelles, don de crainte, be'atitude et fruits, 426.

THÉORÈME LVII. — Personne ne peut être sauvé sans la vertu d'espérance théologale; /'acte en est pareillement et absolument nécessaire aux adultes, auxquels le droit naturel et le droit divin positif l'imposent en diverses conjonctures de leur vie morale. 427.

Ne'cessité de la vertu d'espe'rance, 428; de Pacte, 429-430; double source de cette obligation, 431-432.

THÉORÈME LVIII. — L'espérance théologale est tenue d'observer tin']uste milieu déterminé par la nature même de son acte spécifique: ainsi évitera-t-elle le double excès du désespoir ('f de la pre'somption. 433.

Juste milieu de Tespe'rance, 434; le de'sespoir, 433-436; la présomption, 437-439.

TH?!]ORÈME LIX. — Des promesses qui ne sont point faites par Dieu lui-même, mais qui sont pourtant garanties par lui d'une certaine manière ; des objets qui ne sont ni la grâce ni la gloire, mais qui leur appartiennent cependant d'une certaine façon, donnent naissance à une espérance surnaturelle et médiatement divine. 440.

Espérance médiatement divine, 441 ; objets théologiques, 442-443; appui surnaturel mais non théologal, 444 ; promesses médiatement divines, 443 ; doctrine de saint Thomas, 446.

THÉORÈME LX. — // y a réelle utilité à considérer la charité dans l'ordre naturel et préternaturel, en tant qu' a.mouv d'abord, puis en tant qu'amour religieux, a fui de la mieux comprendre sous sa forme théologale dans l'ordre surnaturel. 447.

Objet et division du Chapitre III, 448-449.

THÉORÈME LXI. — L'amour remplit et meut le monde ; même dans les sphères inférieures éi l'homme, il apparaît souvent avec un caractère de désintéressement qui se manifeste plus efficacement dans la volonté humaine et su)-tout dans la volonté angélique ; l'amour désintéressé est donc naturellement et préternaturellement réel. 430.

L'amour remplit Tuuivers, 431 ; il y est désintéressé au-dessous de l'homme, et dans l'homme naturel, 432 ; de même aussi dans l'ordre angélique, 433-434; et dans l'ordre préternaturel humain, 433; observations nécessaires, 436-437.

THÉORÈME LXII. — Quand l'amour désintéressé a pour objet quelque personnalité infinie ou, finie, il prend le nom i^/'amour de bienveillance, f/'amour gratuit, ^/'amitié, et surtout de charité; son caractère propre est ^funir et de concrétiser ^jo^</' ainsi dire les divers éléments du monde intellectuel entre eux et avec l'Intelligence infinie d'où ils procèdent. 438.

L'amitié, 4o9 ; Tamour gratuit ou de bienveillance, 460; la charité', 461 ; son efficacité, 462; sa force unitive et concrétive, 463.

THÉORÈME LXIII. — Naturellement et préternaturellement, humainement ^^ angéliquement, l'acte de charité pourrait avoir Dieu pour objet: c'est là une doctrine incontestablement contenue dans la théologie authentique et infaillible de l'Église catholique. 464.

L'amour angélique est naturellement religieux, 46."); de même l'amour naturellement et préternaturellement humain, 466; une objection, 467 ; condamnation réitérée du baianisme, 468-469.

THEOREME LXIV. — La foi et l'espérance surnaturelles, bien qu'essentiellement distinctes de la charité surnaturelle, ont cependant avec celles-ci d'étroites relations dont elle bénéficie à ses deux degrés de charité immédiatement divine on théologale, et de charité médiatement divine et non théologale. 470.

Rôle de la foi relativement à la charité surnaturelle, 471 ; rôle de Fespérance, 472 ; charité théologale et non théologale, 473.

THÉORÈME LXV. — L'objet matériel ou passif ^/p la charité théologale est principalement Dieu, secondairement ce que Dieu aime hors de lui, et suivant l'ordre précis oà il l'aime. 474.

Objet matériel principal de la charité, 475-476; objet secondaire, 477-479; Tordre dans Famour essentiellement divin, 480; et dans notre charité, 481: appréciation et impression, 482; observations complémentaires, 483-484.

THEOREME LXVI. — La règle de s'aimer soi-même, d'aimer ses ennemis et ceux de Dieu, est tout entière dans le fait de la volonté divine 710US aimant ainsi qu'eux pour des raisons sages et parfaitement ordonnées. 485.

Charitf' envers les pécheurs et envers soi-même, 486; quatre formes d'amour de soi, 487 ; ce qui nous est prescrit, 488-489 ; raison d'aimer nos ennemis et ceux de Dieu, 490-491 ; ordre à mettre en cet amour, 492.

THÉORÈME LXVII. — Le motif unique et universel de l'amour théologal est la bonté divine connue surnaturellement: motif détenninant librement la volonté humaine en cette vie, et la détei-minant nécessairement dans la vision béatifique; motif que nul autre ne peut remplacer souspeine d'éliminer absolument l'acte uiéme de charité A93.

Vrai motif de la charité, 494-495 ; erreurs modernes à ce sujet, 496.

THÉORÈME LXVIII. — La production de /acte de clutrité requiert, outre les facultés spirituelles innées dans l'houDue, outi'e les grâces actuelles nécessaires à la foi et à son opération, des grâces également actuelles mettant la volonté à la hauteur de l'amour théologal, et complétant ou introduisant la vertu même de charité réellement distincte de la grâce sanctifiante et surtout de la i)erson)ie du Saint- Esprit. 497.

Préliminaire?, 498-491) ; nécessaire connexion de la vertu et de Tacte de charité, 500; grâces et don pour la production de celui-ci, 501 ; nous y pouvons contribuer, 502 ; la charité n'est pas la grâce sanctifiante, 503; ni le Saint-Esprit, 504; conciles de Vienne et de Trente, 505; Comment la charité demeure, 506.

THÉORÈME LXIX. — L'acte essentiel et spécifique de charité ne peut être confondu avec un amour divin surnaturel mais intéressé; ni avec un mouvement supérieur à l'amour divin surnaturel et désintéressé : il est formellement ce dernier amour. 507.

Ce que Tacte de charité n'est pas, 508; sa nature et ses éléments, 509; exagérations et diminutions à éviter, 510-513.

THÉORÈME LXX. — L'acte de charité peut être sans mesure envers Dieu, mais non pas envers les créatures; ses perfections accidentelles servent grandement à perfectionner la vertu infuse de charité et la grâce sanctifiante, tandis que ses imperfections accidentelles peuvent être pour celles-ci une cause de fâcheux stationnement, sinon une occasion de ruine totale. 514.

Degrés divers de charité, 515; si elle peut être excessive, 516; perfections accessoires, 517; mérite et démérite, 518; la charité est amissible, 519.

THÉORÈME LXXl. — Nécessairement et en vertu de sa propre essence, l'acte de charité théologale est ?(« principe imcomparable rfe glorification extérieure pour Dieu, de sanctification intérieure pour rÉglise. 520.

Préliminaires, 521; la charité glorifie Dieu, 522 ; profite à la société et aux individualités humaines, 523.

THÉORÈME LXXII. — Contrairement à l'hérésie haianiste et conformément â la Tradition catholique, nous tenons pour entièrement certain que Tacte de charité justifie immédiatement et quelle que soit son intensité, pourvu qu'il impli([ue au moins le désir du baptême ou de l'absolution. 524.

Suréminente fécondité de l'acte de charité, 525 ; théorie de Baïus condamnée, 526; doctrine du concile de Trente, 527; delà tradition antérieure, 528; de la Bible, 529; observation, 530; le vœu ou désir des sacrements des morts, 531.

THÉORÈME LXXIII. — Dans la justification par la charité ou la contrition parfaite, l'acte d'amour théologal n'est pas une cause mats une condition infiuant réellement sur la sanctipcation : c'est â la grâce actuelle qu'il doit sa production; et bien qu'infuses simultanément avec cette grâce, ni la sainteté ni la charité habituelles ne sont les causes ou principes de l'acte justifiant. 532.

Méthode à suivre, 533 ; explications insuffisantes, 534-536 ; influence réelle de l'acte de charité dans la justification, 537-538 ; procédé justifiant, 539; éléments à distinguer, 540-541; solution définitive, 542-543.

TflEORÈME LXXR'. — L'acte dp charitr informe et vivifie toutes les vertus: il procure à l'âme la béatitnde de la paix, le fruit de /a joie, la récompense d'une très divine et très parfaite adoption. 544.

Résultat de la charité', 545; la be'atitude qui lui répond, 546; son fruit et sa récompense, 547.

THÉORÈME LXXV. — Étant donnée la constitution de l'ordre surnaturel telle que Dieu l'a faite, nul homme ne peut être sauvé sans la vertu habituelle de charité théologale ; et nul adulte ne peut jamais être dispensé de se la procurer 2?ar les moyens nécessaires. 548.

Préliminaires, 549-550; nécessité de la vertu de charité, 551-553.

THÉORÈME LXXVI. — Tel qu'il le faut comprendre d'après l'enseignement de l'Église, et non tel qu'il se présente dans plusieurs explications peu orthodoxes, /'acte de charité théologale est certainement de nécessité de précepte, voire même de nécessité de moyen, pour les adultes proprement dits. 554.

De quels actes nous ne parlons pas, 555-556; le véritable est absolument nécessaire aux adultes, 557-558; commandement divin, 559; doctrine de FÈglise, 560-561 ; quand il faut faire cet acte, 562 ; observations pratiques, 563.

THÉORÈME LXXVII. — De nécessité de précepte, et parfois même de nécessité de moyen plus ou moins évidente, Tacte théologal de charité doit s'adresser explicitement à son objet secondaire, comprenant les personnes finies qui sont aimées de Dieu. 564.

Nécessité de moyen, 565; nécessité de précepte, 566-567; conséquences pratiques, 568.

THÉORÈME LXXVIII. — L'amour théologal divin ne souffre aucune action contraire à la bonté infinie, ou ne pouvant se rapporter finalement à elle ; mais il nous permet ^/'agir pour nous et d'avoir à nous, dès que nos œuvres et nos biens se rapportent éi elle; Dieu n'en réclame qu'une part restreinte pour son service spécial et pour son culte formel. 569.

Objet du Théorème, 570; principe général, 571; consécration des biens temporels à Dieu, 572; un texte de Suarez, 573; observation contre les jausénistes, 574.

THÉORÈME LXXIX. — Ce n'est pas uniquement d'après ses proi)res lois que la charité décide de nos devoirs envers nous-mêmes, c'est aussi et surtout d'après les lois de la justice ou de l'équité : u)iies ensemble, la charité et la justice déterminent aisément ce qu'on peut et doit faire pour soi en face du prochain. 575.

Préliminaires essentiels, 576-577 ; ce que l'on se doit à soi-même, 578: dans quelle mesure, 579; conséquences pratiques, 580-583.

THÉORÈME LXXX. — La charité prescrit une bienveillance universelle qui doit se traduire par une bienfaisance réelle quand elle le peut;

TAHLE ANALVTIOUE O^l

elle prescrit de iilns dis services individuels on sociaux, à délenniner d'après les relations mutuelles et les conditions propres dn sujet aimant .et du sujet ai}ni''. 514.

Principe fondamental, ^IS,"!; devoirs ge'ne'raux envers le prochain, 586 ; devoirs spe'ciaux, 587; dans la famille, 588 ; dansTÉglise, 589; dans les associations inférieures, 590; la charité' envers la communauté, 591; trois degrés d'obligation, 592; Tindigence et ses trois degrés, 593-594; Tindigpnce sociale. 595; comparaison de Tobligation et de Tindigence, 59().

THÉORÈME LXXXI. — Les principes antérieurement établis suffisent à déterminer ei à classifier les devoirs, soit positifs soit négatifs, de la charité envers le procitain dans l'ordre spirituel. 597.

Préliminaires, 598; ce que l'on doit de biens spirituels au pro- ' chain, 599; conséquences pour la société, 000; pour la famille, 601 ; classifications et observations, 602-003.

THÉORÈME LXXXII. — D'une part, la correction fraternelle est un dewoir souvent grave qui s'impose à la charité; mais, d'autre part, la même charité lui impose de rigoureuses conditions de sagesse et de prudence. 604.

Notion de la correction fraternelle, 605-606; sa nécessité, 607; son universalité, 608; à qui surtout ce devoir incombe, 609-610; règles pour s'en acquitter, 6il.

THÉORÈME LXXXIII. — // y a un minimum de biens temporels audessous duquel commence la misère ; à celle-ci la charité doit porter secours, proportionnellement éi la gravité des charges dont les uns sont investis et des besoins dont les autres souffrent dans le groupement social de l'État, de la Fani'ille, de l'Église. 612.

Principe fondamental, (513; application à diverses catégories de personnes, 614-616; ce qu'il faut sacrifier au prochain, 617; quels indigents faut-il préférer, 618 ; classifications 619.

THÉORÈME LXXXI V — Éclairée par les actes du magistère ecclésiastique, ym>" les principes de /a théologie traditionnelle, pai- les faits de /'histoire sociale, la théorie de /'aumône est un très complet et très pratique résumé des règles d" la charité envers le prochain. 620.

Notion de l'aumône, 621; son obligation, 022; deux exagérations à fuir, 623-624; de quoi faut-il faire Taumône, 625; à qui, 626-627; dans quelle mesure, 628; qui doit la faire, 029-633 ; fruits de faumône, 634.

THÉORÈME LXXXV. — Si étrange que cela paraisse d'abord, la haine de Dieu, est possible dans lésâmes: elle est même et très malheureusement fréquente de nos jours; essentiellement, c'est le plus grave et le plus affreux de tous les péchés. 635.

Obligations négatives, 636; la haine de Dieu, 637; sa genèse, 638- 639; son énorme gravité, 640.

522 T A lî L E A N A L Y T I Q U E

THÉORÈME LXXXVI. — Presque impossible au premier aspect. la haine de soi-même est malheureusement une réalité' fréquente dont la gravite' est énorme, et qui procède nota)nment de la nonchalance o?t tiédeur spirituelle. 641.

Ce qu'est la haine de soi-même , 642; ses origines, 643-644; sa gravité, 645.

THÉORÈME LXXXVH. — La haine formellement opposée à l'amour théologal qui de Dieu s'étend JH.'iqu'au prochain, découle surtout de /'envie relative aux biens surnaturels qu'il a reçus de Dieu. 646.

La haine du prochain, 647-648 ; ses sources et sa gravité, 649.

THÉORÈME LXXXVIII. — Le refus des marques ordinaires d'estime et d'affection peut quelquefois se justifier en bonne et saine morale; mais souvent il est une offense plus ou moins grave aux devoirs de l * charité théologale. 650.

Refus haineux, 651-652; refus légitimes, 653; ce qui est permis et défendu, 654-655; rapports sociaux, 656.

THÉORÈME LXXXIX. — Bien que le scandale soit }in très grave péché contre la charité due au prochai)i, il doit être cependant étudié avec une calme raison, et combattu ou évité sans scrupule comme sans faiblesse, 657.

Ce que le scandale n'est pas, 658; ce qu'il est, 659; ses espèces, 660-661 ; ce qui est permis, 662-663 ; remarques pratiques sur le scandale, 664-667; cas de conscience célèbres, 668-673.

THÉORÈME XC. — Coopérer au péché constitue en certains cas une sorte de scandale mortellement grave; mais en d'autres cas cette coopération, de l'avis même de l'Église, qyeut être excusable ou ne pas dépasser les limites du péché véniel. 674.

Notions préliminaires, 675-676; cas de conscience sur les coopérations scandaleuses ou non, 677-682.

.THÉORÈME XCI. — L'amour surnaturel de Dieu et de ses créatures intelligentes a des formes inférieures à la charité théologale ou proprement dite ; mais elles ne sont pas à confondre avec l'espérance même théologale, leur caractère distinct if demeurant toujours désintéressé. ()83.

Deux espèces de charité, 684; charité non théologale, 685; ses motifs, 686; son essentielle subordination à la charité théologale, 687; dernières observations et conclusion du Traité, 688.

TABLE SYNTHÉTIQUE

Préface particulière.

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