‹ Moralistes anciensChapitre 97 sur 108 · CHILON · texte numérisé non relu

CHILON

Tu gémis de tes malheurs ! si tu considérais tout ce que souflirent les autres, tu te plaindrais plus doucement de tes maux.

Ce qu'un prince a de mieux à faire, c'est de ne croire aucun de ceux qui l'environnent.

Connais-toi toi-même. Rien de plus difficile : Famour -propre exagère toujours notre mérite à nos propres yeux.

Tu parles mal des autres : tu ne crains donc pas le mal qu'ils diront de toi?

Tes amis i'ioYitent à un repas ; arrive tard si ta veux. Us t'appellent pour les consoler; hftte-toi.

Il vaut mieux perdre que de faire un gain honteux.

Défie^toi de Thomme empressé qui cherche toujours à se mêler des affaires des autres.

Fais-toi pardonner ta puissance par ta douceur : mérite d'être aimé ; redoute d'être craint.

xxxin.

Ne permets pas à ta langue de courir au-devant

de ta pensée.

Garder le secret, bien employer son loisir, supporter les injures, sont trois choses bien difficiles.

La pierre de touche fait connaître la qualité de l'or; et l'or, le caractère des hommes.

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