DE L'IMPUDENT
laiue qu'ils leur ont donnée à préparer, aiin, disent-ils, que leur étoffe se tache moins (16).
NOTES
( 1) Le texte grec porte simplemement ; « La lésine est une « épargne outrée , ou déplacée , de la dépense. »
(2) Littéralement : « Un avare est capable d'aller chez « quelqu'un au bout d'un mois pour réclamer une demi- « obole. » Théophrasie n'ajoute pas quelle était la cause et la nature de cette créance, dont le peu d'importance fait précisément le sel de ce trait ; elle n'est que de six itards.
(3) Dans le texte il n'est point question d'un repas que donne l'avare , mais d'un festin auquel il assiste ; et le mot grec s'applique particulièrement à ces repas de confrérie que les membres d'une même curie, c'est-à-dire de la troisième partie de l'une des dix tribus, faisaient régulièrement ensemble, soit chez un des membres de cette association , soit dans des maisons publiques destinées à cet usage. (Voyez la noie de M. Coray sur le chap. i de cet ouvrage; PoUux, liv. VI, segm. 7 et 8; et Anacharsis, chap. XXVI et lvi.)
(4) Les Grecs commençaient par ces offrandes leurs repas publics. {La Bruyère.) Les anciens regardaient en général comme une impiété de manger ou de boire sans avoir offert des prémices ou des libations à Céiès ou à Bacchus. Mais il doit y avoir quelque raison particulière pour laquelle ici les prémices sont adressées à Diane; et c'était peut-être l'usage des repas de curies , puisqu'on sacrifiait aussi à cette déesse en inscrivant les enfants dans ce corps , et cela au moment où on leur coupait les cheveux. (Voyez Hésychius, in voce Kureotis.) M. Barthélémy me paraît avoir fait une application trop générale de ce passage dans son chap. xxv du Voyage du jeune Anacharsis.
(5) Je crois qu'il faut préférer la leçon suivie par Politien , qui traduit , « un peigne. » ( Voyez Suidas , cité par Needham. )
(6) « Une dalle. »
(7) La Bruyère a rendu ce passage fort inexactement. Il faut traduire : « S'il traite les citoyens de sa bourgade, » il coupera par petits morceaux les viandes qu'il leur sert. » Les bourgades étaient une autre division de l'Attique que celle en tribus ; il y en avait cent soixante et quatorze. Les repas communs de ces différentes associations étaient d'obligation , et les collectes pour en faire les frais étaient ordonnées par les lois. Il paraît, par ce passage et par le chapitre suivant, note 14, que, dans ces festins, celui chez lequel ou au nom duquel ils se donnaient était chargé de l'achat et de la distribution des aliments, mais qu'il était surveille de près par les convives.
(8) Une sorte d'herbe. {La Bruyère.)
(9) Elle empêche les viandes de se corrompic, ainsi (|ue le thym et le laurier. {La Bruyère.)
I (10) Faits de faiiue et Je niiti, et qui servaient aux sacrifices. {La Bruyère.)
(11) Des bandelettes pour la victime, faites de fils de laine non tissus, et réunis seulement par des nrejids de dislance en distance.
(12) Au lieu de laine, Théophraste nomme ici encore une espèce de gâteaux ou de farine qui servaient aux sacrifices; et plus haut il parle de mèches, mot que la Bruyère a omis , ou qu'il a voulu exprimer ici.
(13) Voyez sur l'usage de se frotter d'huile le Caractère v, note 4.
(14) « Ils se font raser jusqu'à la peau. » Voyez Caractère IV, note 7.
(15) Parce que dans cette partie du jour le froid en foule saison était supportable. (Za Bruyère.) Il me semble que, lorsqu'il s'agit d'Athènes, il faut penser plutôt aux inconvénients de la chaleur qu'à ceux du froid : c'est afin que la sueur n'use pas ses souliers.
(16) C'était aussi parce que cet apprêt avec de la craie, comme le pire de tous , et qui rendait les étoffes dures et grossières, était celui qui coûtait le moins. {La Bruyère.) Il n'est question dans le grec ni de craie ni de laine, mais de terre à foulon , et d'un habit à faire blanchir. (Voyez les notes de M. Coray.) M. Barthélémy observe, dans son chap. XX, que le bas peuple d'Athènes était vêtu d'un drap qui n'avait reçu aucune teinture, et qu'on pouvait reblanchir, tandis que les riches préféraient des draps de couleur.