‹ Moralistes français, pensées de Blaise PascalChapitre 68 sur 343 · XLIV · texte numérisé non relu

XLIV

La force et la faiblesse de l'esprit sont mal nommées; elles ne sont en effet que la boime ou la mauvaise disposition des organes du corps.

Le caprice de notre humeur est encore plus bizarre que celui de la fortune.

L'attachement ou l'indifférence que les philosophes avaient pour la vie n'étaient qu'un goût de leur amour-propre, dont on ne doit non plus disputer que du goût de la langue ou du choix des couleurs ^ .

* Far. L'intérêt, à qui on reproche d'aveugler les uns, est tout ce qui fait la lumière des autres (1665— u" 44),

=» Far. La complexion qui fait le talent pour les petites choses, est contraire à celle qu'il faut pour le talent des grandes (l6G5-n° 51).

3 Far. L'homme est conduit , lorsqu'il croit se conduire ; et , pendant que par son esprit il vise à un endroit, son cœur l'achemine insensiblement à un autre ( 1665— n° 47).

* Far. L'attachement ou l'indifférence pour la vie sont des goûts de l'amour-propre, dont on ne doit non plus disputer que de ceux de la langue, ou du choix des couleurs (1665 — n" 52).

DE L4 ROCllEKOUCAULD.

Notre humeur met le prix à tout ce qui nous vient de la fortune.

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