DE LA DISSIMULATION
^ia oommeiicé A s'altérer et à se confondra; mais, Ms moyens de défendra en quelque sorte cette
00 ne peut pas se dissimoler qu'elle est d'une nexactitude. H y aTOit tonjours une diflérenoe très » entra l'édueation et les mœurs d'Atbènes et celles fi; et, quant an dimai de la Grèce, ce passage se n contradiction avec les témoignages les plus pol'antiquité^ D'ailleurs on parie ici des différences mœurs de viHe à ville et de pays à pays, tandis
1 l'ouvrage fl n'est question que de caractères ini dont tons les traits sont pris dans les mœurs ». On pent d'autant moins supposer que Théolit mis cette double inexactitude dans les foits et r application , et qu'avec cela il se soit borné à ce n stérile étonnement, qu'Hippocrate, qui a écrit ips avant lui, étendoit l'influence du climat sur lères aux poûlions partiadières des villes et des relativement au soleil, ainsi qu'aux saisons dans 8 naissent les enfants , et que notra philosophe a, cherchant ailleurs à expliquer la différance des » , entra dans des détails intéressants sur U difféindUve de l'organisation, et sur cette qu'y apporourritura et la maniera de vivre. ( Voyei Porphy- ; Ahst.» Uh. m, S 25. Toutes ces raisons font r que cette phrase a été tronquée et altérée par leur ou par les copistes. (Voy. chap. xvi , note f .) t qu'elle ait parié de l'altération des mœurs d'A- 1 siède de Théopluaste, tandis que le climat et on de la Grèce n'avoient pohit changé.
Goray remarque que Diodore de Sidle parie , A fualonième olym|Me , d'un Polydès , général 1er ; et l'on sait qne Théophraste fut fort lié avec «e dernier.
ya sur l'âge de Théophraste la note 2 du Dis* r*oe philosophe; c'est encore un passage où cet )pos paroit avoir été altéré.
éopliraste avoit dessein de traiter de toutes les de tous les vices. (La Bruyère.) Cette opinion dée qne sur une interprétation peu exacte de la nlvante de cette Préfiice, dans laquelle on n'a ittention que le pronom défini ne peut se rappoiv tx méchants; cette opinion est d'ailleurs combat- I fin de ce même Avant-propos, où l'on n'annonce aractèras vicieux ; et fl n'est pas à croira qne , s'il existé de vertueux , ceux qui nous ont transmis âge en auraient Mi le triage pour les omettra, yona aussi, par un passage d'Heimogène, de wratUms (lib. n, cap. I ), que l'épithète ^9txùi, ;ène Laéroe et Suidas donnent aux Caractères de aste , s'applique spécialement aux caractères vir œt auteur dit qu'on appdle particulièrement de les goumands , les peureux , les avares , et des isaembhibles.
D de c n semble, etc., » il faut traduira, c J'ai !volr écrira sur les mcrars des uns et des autres , I te présenter une suite des différents caractères Eirteat les derniers, et t'exposer les principes de
c leur conduite. J 'espéra, etc. » Après avobr composé beaucoup d'ouvrages de morale qui traitoient sur-tout des vertus, notra philosophe veut aussi traiter des vices. Du reste, la toumnra particnlièra de cette phrase semble avoir pour obiet de dislingner ces tableaux des satires personnelles.
(5) Plus littéralement : c J'espère, mon cher Polydès ; c que nos enfants en deviendront meilleurs , si je leur c laisse de pareils écrits qui puissent leur servir d'exemple c et de guide pour choisir le commerce et U sodété des c hommes les plus parfaits, afin de ne point leur rester c inférieurs. » C'est ainsi que Dion Chrysostôme dit dans le discours qui ne contient que les trois caractères videux que j'ai joints à la fin de ce vc^ume : « J'd voulu founur c des images et des exemples pour détourner du vice , de c la séduction et des mauvais désirs, et pour inspirer aux c hommes l'amour de la vertu et le goût d'une meilleure « vie. »
LES CARACTÈRES
DE THÉOPHRASTE