‹ Moralistes françoisChapitre 68 sur 309 · XX · texte numérisé non relu

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La constance des sages n'est que l'art de renfermer leur agitation dans leur cœur.

Ceux qu'on condamne au supplice affectent ^quefois une constance et un mépris de la iDort, qui n'est en effet que la crainte de l'envisaiger; de sorte qu'on peut dire que cette

Tm-.Ladémeiioe.doiitiiouibiMmB aneTertii. se pratique tiiSi pour la gloire . quekiuefois par pare«e , «niTcnt par oraiiile, et preaiioe loujoun par tous les trois eosemlile. (1665 -00 16.)

* Var, La modératioD des personnes heureuses est le cafane et leur tameur adoucie par la posseaûon du bien. (1665--

constance et ce mépris sont à leur esprit ce que le bandeau est à leurs yeux '.

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La philosophie triomphe aisément des maux passés et des maux à venir; mais les maux présents triomphent d'elle *.

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Peu de gens connoissent la mort ; on ne la souffre pas ordinairement par résolution , mais par stupidité et par coutume ; et la plupart des hommes meurent , parce qu'çn ne peut s'empêcher de mourir '.

Lorsque les g^rands hommes se laissent abattre par la longueur de leurs infortunes , ils font voir qu'ils ne les soutenoient que par la force de leur ambition, et non par celle de leur ame; et qu'à une grande vanité près, les héros sont faits comme les autres hommes ^.

n faut de plus grandes vertus pour soutenir la bonne fortune que la mauvaise^.

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