‹ Morceaux choisisChapitre 175 sur 439 · RARE VU · texte numérisé non relu

RARE VU

| Que je devais trouver sur ma tombe étendue !, . Dormant d’un doux sommeil tandis que j’y descends. Oh! ne t’'éveille pas! ta vie est à la terre,

Mais ton sommeil est pur, —

ton sommeil est à Dieu !

Laisse-moi le baiser sur ta longue paupière;

C'est à Jui, pauvre enfant, que je veux dire adieu ; Lui qui n’a pas vendu sa robe d’innocence,

Lui que je puis aimer, et n’ai point acheté :|

Lui qui se croit encoré aux jours de ton enfance, Lui qui rêve! — et qui n’a de toi que ta beauté?.

O mon Dieu ! ! n'est-ce pas une forme angélique Qui flotte mollement sous ce rideau léger ?

S'il est vrai que l'amour, ce cygne passager,

N'’ait besoin, pour dorer son chant mélancolique, Que des M onre divins de la réalité,

Et de ce qui voltige autour de la beauté ;

S'il est vrai qu'ici- bas on le trompe sans cesse, . Et que lui qui le sait, de peur de se guérir,

Doive éternellement ne prendre à sa maîtresse

Que les illusions qu'il lui faut pour souffrir ; Qu’ai-je à chercher ailleurs { ? La jeunesse et la vie Ne sont-elles pas là dans toute leur fraîcheur ? : Amour ! tu peux venir. Que t’importe Marie ? Pendant que sur sa tige elle est épanouie, Si tu n'es qu'un parfum, sors de ta triste fleurs ! »

[Marion se réveille +uer :

« Pourquoi EE tuez-vous ?.

| x ; Rolla lui avoue qu'il est ruiné et qu’il va se

. — Jamais son doux régard' n’a:

vait èté si doux. » Et elle lui donne son collier pour qu'il aille “le; jouer.

Rolla sourit, prend” un flacon,

le vide et baise le collier :

« Dans ce

‘ chaste baiser son âme était partie, — Et pendant un moment tous deux

avaient Fo »|

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