Cf. A. DE Vicny, Chatler
: ton, que Musset admirait, et qui avait été représenté pour la première fois le 12 février 1835 :
« Moi qui cherche avec tant de fatigues, dans les ruines natio-:
. nales, quelques fleurs de poé-
sie dont je puisse extraire un parfum durable ; moi qui veux ajouter une perle de plus à la couronne d'Angleterre, et qui plonge dans tant de mers et de fleuves pour la chercher » (F.).
8. Peut-être ici l’évocation d’un paysage de l'Ile de France, d’après Bernardin de Saint- Pierre : Paul et Virginie ; ou d’après l’/ndiana, de George Sand (F.). Mais cette intention d’exotisme est dés plus incer-
Montrerons-nous le ciel à la Mélancolie 1?
Suivrons-nous le chasseur sur les monts escarpés ?? La biche le regarde; elle pleure et supplie;
- Sa bruyère l'attend; ses faons sont nouveau-nés;
Il se baisse, il l’égorge, il jette à la curée
Sur les chiens en sueur son cœur encor vivant. à Peindrons-nous une vierge à la joue empourprée, SR S'en allant à la messe, un page la suivant, Et d'un regard distrait, à côté de sa mère, -
Sur sa lèvre entr'ouverte oubliant sa prière?
Elle écoute en tremblant, dans l'écho du pilier, Résonner l’éperon d’un hardi cavalier.
Dirons-nous aux héros des vieux temps de la France
De monter tout armés aux créneaux de leurs tours,
Et de ressusciter la naïve romance ;
Que leur gloire oubliée apprit aux troubadours t? Vêtirons-nous de blanc une molle élégie5?
L'homme de Waterloo nous dira-t-il sa vief,
taines.llse peut qu'ici ébénier désignesimplement le faux ébénier -ou cytise, siconnu des poètes bucoliques : VIRGILE, Egl. I, 78 :
Non, me pascente, capellæ, Florentem cytisum et salices carpetis [amaras,.
Voiraussi LAMARTINE, Les Préludes, vers 353-4 2 [aime, Conduire la génisse à la source qu’elle Ou suspendre la chèvre au cytise em- : [baumé.… 1. C’est le geste de Lamartine
dans sa méditation L'homme,
adressée à lord Byron, que justement Musset appellera, dans sa Lettre à Lamartine (X. p.343) « le grand inspiré de la Mélancolie » (F.). SL S -2, Cf. La Coupe et les Lèvres, où l’on entend dans le lointain, IT, 2, une chanson de chasse :
« Chasseur, hardi chasseur, que vois-tu dans l’espace ? — Mes chiens grattent la terre et cherchent une trace, — Debout, mes cavaliers ! c’est le pied du chamois... » Musset avait pu en , trouver dans un recueil de poésies allemandes publié en 1830 ar Gérard de Nerval (F.). — oter l’art émouvant et concis de Musset dans les quatre vers qui suivent,