LA LITTÉRATURE FAANÇAISE ILLUSTRÉE
part, assure aux extraits cités leur véritable valeur, en les replaçant dans la suite des idées de l’œuvre entière.
3° Titres. — De même, les extraits conservent autant que possible leur vrai titre; quand l’auteur en a donné un, prennent par exemple pour eux l'en-tête
du chapitre d’où ils sont tirés, etc., de façon à
supprimer le plus possible l'abus des titres inventés par l'annotateur. Pourtant on ne s’est pas interdit l'habitude de résumer au début d’un morceau son idée générale, à mais ces titres fictifs sont toujours encadrés 1 pour n'être pas confondus avee des titres réels. Il ne faut pas qu'un moyen mnémotechnique utilisé par les éditeurs soit pris pour une -œuvre de l’auteur et que les élèves croient que Musset, par exemple, a fait une pièce intitulée
Ca
Le Pélican, pendant qu'ils ignoreront la Nuit de.
Mai.
&o Choix. — Enfin le choix des morceaux est aussi
prudent que large. Le respect dû à la jeunesse, à
toutes leé consciences et à toutes-les convenances,
doit passer et passe ici avant tout; mais il est impos-
sible de méconnaître que, de notre temps, les idées
s’élargissent et que les scrupules, littéräires ou.
sociaux, par exemple, qui auraient fait autrefois
éliminer certains morceaux, n'agissent plus aujour:
d'hui. Il ne suffit plus en particulier qu'un morceau touche aux questions contemporaines, pour que ce
soit une raison de l’écarter ; au contraire. Ainsi,
l'intérêt des Morceaux choisis est augmenté et
modernisé ; ainsi la pensée de Pécrivain est plus.
intégralement représentée.