Et d’ailleurs le sort de Thèbes était un avertissement
5. « Voyez Arrien, De VExpédilion d’Alexandre, Lib. I. )) (M.).
— César, en effet, parvint, par une méthode militaire très sûre, à terminer en huit ans la conquête complète de la Gaule.
MONTESQUIEU
dans la Grèce c’est comme malgré lui qu’il prend et détruit Thèbes : campé auprès de leur ville, il attend que les Thébains veuillent faire la paix ; ils précipitent eux-mêmes leur ruine Lorsqu’il s’agit de combattre ^ les forces marir timés des Perses, c’est plutôt Parménion^ qui a de l’audace, c’est plutôt Alexandre qui a de la sagesse. Son industrie^ fut de séparer les Perses des côtes de la mer, et de les réduire à abandonner eux-mêmes leur marine, dans laquelle ils étaient supérieurs. Tyr était par principe attachée aux Perses, qui ne pouvaient se passer de son commerce et de sa marine ; Alexandre la détruisit. Il prit l’Egypte, que Darius avait laissée dégarnie de troupes pendant qu’il assemblait des armées innombrables dans un autre univers^.
Le passage du Granique lit qu’Alexandre se rendit maître des colonies grecques ; la bataille d’issus lui donna Tyr et l’Egypte ; la bataille d’Arbelles lui donna toute la terre
Après la bataille d’issus, il Jaisse fuir Darius, et ne s’occupe qu’à affermir et à régler ses conquêtes : après la bataille d’Arbelles, il le suit de si près^ qu’il ne lui laisse aucune retraite dans son empire. Darius n’entre dans ses villes et dans ses provinces que pour en sortir : les marches d’Alexandre sont si rapides que vous croyez voir l’empire de l’univers plutôt le prix de la course, comme dans les jeux de la Grèce, que le prix de la victoire.
C’est ainsi qu’il lit ses conquêtes : voyons comment il les conserva.