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Pris par les Français en

CORRESPONDANCE

bien douce que de gagner un procès contre un intendant. Si vous avez quelques relations avec M. de Larrey, à La Haye, parlez-lui, je vous prie, de notre tendre amitié. Je suis bien aise d’apprendre son crédit à la cour du Stathouderi : il mérite la contiance qu’on a en lui. Je vous embrasse, mon cher ami, de tout mon cœur.

De Raymond en Gascogne, le 8 août 1752.

Au Même.

..... Vous avez grand tort de n’avoir point passé par la Brède quand vous revîntes d’Italie^. Je puis dire que c’est à présent un des lieux aussi agréables qu’il y ait en France^, au château près^, tant la nature s’y trouve dans sa robe de chambre et au lever de son lit. J’ai reçu d’Angleterre la réponse pour le vin que vous m’avez fait envoyer à milord Eliban^; il a été trouvé extrêmement bon. On me demande une commission pour quinze tonneaux ; ce qui fera que je serai en état de finir ma maison rustique. Le succès que mon livre a eu dans ce pays-là contribue, à ce qu’il paraît, au succès de mon vin

Il faut que je vous consulte sur une chose, car je me suis toujours bien trouvé de vous consulter. L’auteur des Nouvelles ecclésiastiques^ m’a attribué, dans une feuille du 4 juin, que je n’ai vu que fort tard, une brochure intitulée, Suite de la défense de VEsprit des Lois, faite par un protes-

j . Nom que portait le gouverneur des Pays-Bas sous la domination de la Bourgogne et de FAutriche, et que prit ensuite le chef des sept Provinces Unies séparées de l’Espagne. A cette époque, le stathouder est Guillaume IV, en faveur duquel avait été rétabli le stathouderat héréditaire, aboli en 1702.

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