DANS LE BOIS DE CYPRÈS
Qu'elle se trempe enfin dans son isolement ; Que le Rêve la peuple et que la Foi la guide.
Lorsqu'elle écoute, languide, Le ciel lui confier son attendrisesment.
La douceur du printemps sera la bienvenue La sève dans la tige et l'amour dans le cœur
Feront mainte exquise fleur, Que voudra respirer la pensée ingénue.
0 candeur ! sur le bord de chaque éclosion Le ciel va pencher sa sérénité magique,
Où, suave et magnifique, Voudra naître et chanter plus d'une Illusion.
Mais ne vous grisez pas trop de cette éclaircie, 0 Nature, ô mon cœur ! ce n'est que février...
Il vous faut craindre et prier.
Si tôt la nue est là, l'âme est si tôt transie !
Saint-Mézard (Gers),