JE NE RÉSISTE PLUS
C'est frissonnante au bois, dans le zéphyr charmé, La résurrection des rêves et des feuilles. Dans ce verdissement, ô Pitié, tu l'accueilles, Le cœur déjà moins alarmé !
O Pitié qui de toute la splendeur émanes Que la fleur émet la douce prétention De faire souriante à notre intention
Sous les chênes et les platanes ;
Pitié qui, sur la mousse où PÂube vint pleurer, Viens assurer les pas de l'Amour et du Rêve Et semblés leur montrer les trésors qu'une sève Aux sorts nouveaux fait espérer !...
O Pitié, tu frémis, au front de la garenne, Dans tout ce vert si frais dont l'ondulation Est pour ma solitude une invitation A se confondre avec la sienne !