ENTRE LA VIE ET LA MORT
Silence où l'ombre se recueille Sur le front le plus incertain Et sur une âme qui s'endeuille, Marchant dans son brumeux destin ;
Silence où notre esprit médite Sur l'avenir non révélé Et sur la lumière interdite De quelque jour immaculé ;
Silence qui, sur les tombeaux Allongeant la clarté lunaire, Veilles ceux dans leurs froids manteaux Qui pour toujours semblent se taire...
Oh ! non, silence tu n'es pas De l'espérance la plus chère Le terme, et tu n'es qu'ici- bas La fin de la voix du mystère !...