SGÈ>'E PREMIÈRE LE QUAKER, KITTY BELL, RACHEL
KITTY BELL, à sa fille qui montre un livre à son frère.
Il me semble que j'entends parler monsieur; ne faites pas de bruit, enfants.
Au quaker.
Ne pensez-vous pas qu'il arrive quelque chose ?
Le quaker hausse les épaules.
Mon Dieu ! votre père est en colère I certainement, il est fort en colère; je l'entends bien au son de sa voix. — Ne jouez pas, je vous en prie, Rachel.
Elle laisse tomber son ouvrage et écoute.
Il me semble qu'il s'apaise, n'est-ce pas. monsieur?
Le quaker fait signe que oui, et continue sa lecture.
N'essayez pas ce petit collier, Pvachel; ce sont des vanités du monde que nous ne devons pas même toucher. — Mais qui donc vous a donné ce livre-là? C est une Bible; qui vous l'a donnée, s'il vous plaît? Je suis sûre que c'est le jeune monsieur qui demeure ici depuis trois mois!
RA.GHEL.
Oui, maman.
Oh! mon Dieu I qu"a-t-elle fait là! — Je vous ai défendu de rien accepter, ma fille, et rien surtout de ce pauvre jeune homme. — Quand 1 avez-vous vu, mon enfant? Je sais que vous êtes allée ce matin, avec votre frère , l'embrasser dans sa chambre. Pourquoi ètes-vous entrés chez lui, mes enfants? C'est bien mal!
Elle les embrasse.
Je suis certaine qu'il écrivait encore; car, depuis hier au soir, sa lampe brûlait toujours.
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