‹ Morceaux choisis de prose et de vers des classiques françaisChapitre 88 sur 156 · Rare et poétique, pour couverts de mousse · texte numérisé non relu

Rare et poétique, pour couverts de mousse

La molle Oisiveté, sur le seuil accroupie,

N'en bouge nuit et jour, et fait qu'aux environs

Jamais le chant des coqs ni le bruit des clairons

Ne viennent au travail inviter la nature:

Un ruisseau coule auprès et forme un doux murmure.

Les simples1 dédiés au dieu de ce séjour

Sont les seules moissons qu'on cultive à l'entour :

De leurs fleurs en tout temps sa demeure est semée;

Il a presque toujours la paupière fermée.

Je le trouvai dormant sur un lit de pavots ;

Les Songes l'entouraient sans troubler son repos ;

De fantômes divers une cour mensongère,

Vains et frêles enfants d'une vapeur légère,

Troupe qui sait charmer le plus profond ennui,

Prête aux ordres du dieu, volait autour de lui.

Je regardais sortir et rentrer ces merveilles :

Telles vont au butin les nombreuses abeilles;

Et tel, dans un Etat de fourmis composé,

Le peuple rentre et sort en cent parts divisé.

OKuvres diverses, tome II des Œuvres de La Fontaine (in-12, 1804, p. 155).

Epître à Turenne (1674) -.

Eh quoi ! seigneur, toujours nouveaux combats ! Toujours dangers! Vous ne croyez donc pas Pouvoir mourir? Tout meurt, lout héros passe : Clothon 3 ne peut vous faire d'autre grâce Que de filer vos jours plus lentement; Mais Clothon va toujours étourdiment.

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