DE LA PREMIÈRE ÉDITION
Le Conseil supérieur de Tlnstruction publique a prescrit, pour l'année 1874-1875, Tétude des grands écrivains du seizième siècle dans les classes de rhétorique. Nous ne pouvons que nous féliciter de ce premier pas fait dans Tétude de nos origiges nationales, et souhaiter que cette réforme soit complétée Fan prochain par Tétude de notre littérature du neuvième au quinzième siècle. S'il est bon que nous restions par le goût les héritiers des Grecs et des Romains, il est aussi nécessaire, pour tout esprit déjà familier avec notre littérature classique, d'étudier rhistoire de notre développement intellectuel, non comme on Ta fait jusqu'ici, en passant sans transition du siècle de Constantin à celui de Louis XIV, mais en abordant dans leur succession naturelle toutes les manifestations de notre génie national. A un autre point de vue, cette étude de nos premiers siècles littéraires peut avoir, dans les circonstances présentes, une portée plus haute, que M. Bréal a déjà indiquée en termes excellents : « On traite généralement dans « les écoles les cinq ou six siècles qui ont précédé « Malherbe comme une période préparatoire néces-
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