‹ Morceaux choisis des grands ʹecrivains franc̜ais du XVIe siècle: accompagnʹes d'une grammaire etChapitre 205 sur 212 · Id. a · texte numérisé non relu

Id. a

plut au roi Henri II, et plus tard obtint la mdme faveur aupres de Charles IX, de Catherine de Medicis et surtout de Marguerite de Valois. C'est en 1580 qu'il donna la premiere Edition des Essais, livre unique qui a suffi a sa cel^brite, et ce fut apres l'avoir publie qu'il voyagea en Allemagne, en Suisse, a Rome, oil il sollicita et obtint la droit de bourgeoisie. Rappele en France, il fut nomme maire de Bordeaux, et remplit pendant treize ans ces fonctions avec sagesse. Homme mod6re, citoyen tolerant, il tenta vainement de rapprocher les protestants et les catholiques, et se vit en butte auz attaques des deux partis. Ce fut dans un voyage a Paris, en 1588, qu'il recut la visite de Mile de Gournay, son admiratrice et sa fille dalliance, comme il ne cessade l'appeler depuis ; a Bordeaux il connut le theologien Charron qui devint son disciple, son imitateur et l'echo de ses doctrines sceptiques. Ce fut l'annee m£me de la Saint-Barthelemy que Montaigne commenca a £crire son livre, ce livre de bonne fox, ainsi qu'il l*appelle, cette confidence on il se peint et se livre si naivement, melant ses pensees, ses souvenirs, ses lectures, sans autre lien que le gracieux caprice de la fantaisie, sans autre parure que les fraiches couleurs d'une imagination vive, franche et naturelle. II d6teste toute contrainte : ecrivain,il rejette celle d'un plan r6gulier qui g£nerait sa libre allure; philosophe, il veut une sagesse qui ait «pour guide, nature; fortune et volupte* pour compagnes. • Parlant de l'education, il ehtend qu'elle se present* a Tenfant sous des formes riantes et agreables, en quoi Locke et Rousseau n'ont fait que le suivre. La premiere edition des Essais (Bordeaux, 1580) he contenait que deux livres. La cinquieme edition (1588) la derniere pubiiee du vivant de l'auteur, contientde plus que les atitres un troisieme livre et 600 additions aux deux premiers. Enfin, en 1595, Mile de Gournay en donna une edition « revue et augmented d'un tiers plus qu'aux precedentes impressions,* d'apres les corrections et additions que Montaigne avait eerites sur deux exemplaires de l'edition de 1588. C'est cette Edition qui a definitive ment flx$ le texte des Essais*.

Page 203, l.l.Je n*en crois pas tant, je n'y crois point chez autrui, et, de mon c6te, il me deplait r le dire ce que je ne pense pas.

— 1. 9. Presentations, formules de denouement et protestations.

— 1. 14. Qui lire d qui, qui (aux yeux de ceux qui...) incline vers.

— 1. 15. J'honore le moins.... Je ne fais de compliments qu'aux indifferents.

Page 204, 1. 5. fraftne, tjuand je les traine en lohgueur, c'est signe que je n'y suis plus.

Page 204, 1. 31. Feu; Montaigne tirait /eude fait (qui fut, qui a

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