‹ Morceaux choisis des poetes et prosateurs français du 16e siecle. Accompagnés de notices développées sur chaque auteur, de notes grammaticales, littéraires et historiques; précédés d'une grammaire abrégée de la langue du 16e siecle, d'études générales sur l'état de la poésie et de la prose a cette époque, et suivis d'un glossaire explicatif et étymologique de tous les termes sortis de l'usage, qui se rencontrent dans ce volumeChapitre 32 sur 91 · XXVIII GRAMMAIRE · texte numérisé non relu

XXVIII GRAMMAIRE

siècle, quoiqu'il ne se prononce plus, dans eage, cheoir, seoir, veoir, et sa conjugaison, veoid, veois, veoys^ etc., pourveoir, etc. Il correspond à ai moderne dans engresser, espesseur, espessii% esselle, fesle (faîte), fresche, gresser, gresse, lesse, teroy, première personne du futur de taire. E nasal remplace a nasal dans bende, empoulé, menger, reng, tretichant, etc.

/remplace e dans cerimonieux, medicin, li(t7'é (lettré); ei, dans pigner, peigner. Il se met à la place de notre y dans pais^ 7'oial, roiaume, t/tin.

0 est mis à la place de notre ou dans assopir, corone, crope, joyr, oir, trope. — Il remplace quelquefois au : lorier, pour laurier, conformément à l'usage ancien.

F est employé pour rendre le son de la voyelle idans ayeuly fouyr^ fustaye^ icy, midy, ouy, party,prye, comme il remplace quelquefois ei: pyyne, peigne.

Le son nasal in n'existe pas dans la première moitié du seizième siècle ; on prononce alors vin et non vin ; la nasalisation commence dans la seconde moitié du siècle; mais ce n'est qu'au dix-builième siècle qu'm a pris complètement le son que nous lui donnons aujourd'hui. Un se prononce aussi un' dans la première moitié du seizième siècle; mais dans la seconde partie du siècle il prend le son nasal.

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