four bon signe
si le cœur répond au cœur. L’illusion est courte, le repentir de longue durée. La couronne virginale s’entrelace gracieusement à la chevelure de la fiancée, lorsque, par leur son argentin, les cloches invitent à la fête nuptiale. Hélas ! la plus belle fête de la vio termine aussi le printemps* de la vie. Avec le voile et la ceinture disparaît* la douce illusion; la passion s’enfuit, mais l’amour doit rester; la fleur se flétrit, mais le fruit doit mûrir. Il faut que l’homme affronte les orages de la vie 3 , il faut qu’il agisse, lutte, plante, crée, et que, par l’adresse, l’énergie, le hasard et l’audace, il subjugue la fortune 4 . Alors des biens immenses affluent autour de lui, ses greniers se remplissent de dons précieux, ses domaines s’accroissent, sa maison s’agrandit, et dans le ménage règne la chaste épouse, mère des enfants. Elle gouverne sagement dans le cercle la famille, instruit les jeunes filles, modère les garçons. Ses mains diligentes sont sans cesse à l’œuvre ; par son esprit d’ordre, elle augmente le bien-être du ménagé ; elle remplit de trésors les coffres odorants; le fuseau murmure sous ses doigts et se couvre de fil ; elle amasse, dans l’armoire polie et nettoyée avec soin, la laine éblouissante, le lin blanc comme la neige; elle associe à Futile l’élégance et l’éclat et jamais ne so repose.
Et de la terrasse" de sa maison qui domine la campagne, le père contemplant d’un œil joyeux ses propriétés florissantes, la charpente de ses vastes bâtiments, dbs greniers qui plient sous le poids de l’abondance et les vagues ondoyantes de ses moissons, s’écrie avec orgueil : Ferme comme les fondements de la terre, la splendeur de ma maison brave la puissance de l’infortune. Mais, hélas ! on ne peut faire