‹ Morceaux choisis en prose et en vers des classiques allemandsChapitre 225 sur 249 · I. Ou terrestres; (S'rbcnfrautn réveille une double idée · texte numérisé non relu

I. Ou terrestres; (S'rbcnfrautn réveille une double idée

Le Roi. Jo suis libre.... je le suis à ce prix! (il montre Jeanne.)

Agnès. Jeanne! Dieu! elle expire!

Le Dre de Boubgogne. C’en est fait *. Voyez mourir un ange ! voyez comme elle repose calme et sans douleur, comme un enfant qui sommeille. La paix du ciel se reflète sur ses traits 2 , aucun souffle ne soulève plus son sein; ce* pendant la vie se révèle dans sa main, que la chaleur n’a pas encore abandonnée.

Le Roi. C’en est fait.... elle ne s’éveillera plus ; ses yeux ne verront plus la terre; déjà elle plane là-haut comme un esprit glorieux; elle ne voit plus notre douleur ni notre repentir.

Agnès. Elle ouvre les yeux 1 elle vit.

Le Dec (étonné). Revient-elle à nous de son tombeau? subjugue-t-ello la mort? Elle se relève, elle est debout!

Jeanne (debout et regardant autour d'elle.) Où suis-je?

Le Duc. Au milieu de ton peuple, Jeanne, au milieu des tiens.

Le Roi. Dans les bras de tes amis, de ton roi.

Jeanne (après avoir longtemps fixé ses regards sur le roi). Non, je ne suis pas une magicienne; non, je le jure.

Le Roi. Tu es sainte, tu es angélique; nos yeux étaient obscurcis parles ténèbres.

Jeanne (elle promène autour d’elle un regard serein et souriant.) Suis-je réellement au milieu de mon peuple? ne suisje plus méprisée et proscrite? On ne me maudit plus, on me regarde avec bonté.... Oui, maintenant je reconnais tout, je vois tout distinctement. Voilà mon roi, voilà les étendards de la France; mais je no vois pas ma bannière. Où est-elle? je ne puis me présenter sans ma bannière; elle me fut confiée par mon maître, je dois la déposer devant son trône, je dois la lui montrer; car je l'ai portée fidèlement.

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