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Chateaubriand a souvent employé cette dernière image

— On voit qu'il s'élève contre l'utilitarisme du 19* siècle à ses débuts et contre les progrès de l'industrie. Il est persuadé (et il n'a pas tort) que de telles conquêtes marquent un recul de la poésie.

7. Le récit du Congrès de Vérone ne fut publié par Chateaubriand que bien plus tard; nous le retrouverons à sa date, avec le récit de la Guerre d' "Espagne \

Su'il dirigea comme ministre es affaires étrangères. Cf. Cinquième période.

MÉLANGES POLITIQUES ET POLÉMIQUE

versité; le jour de mon congé1, j'avais au ministère un immense dîner prié; il me fallut envoyer des excuses aux convives, et faire replier dans ma petite cuisine à deux maîtres trois grands services préparés pour quarante personnes. Montmirel2 et ses aides se mirent à l'ouvrage, et, nichant casseroles, lèchefrites3 et bassines dans tous les coins, il mit son chef-d'œuvre réchauffé à l'abri. Un vieil ami yint partager mon premier repas de matelot mis à terre. La ville et la cour accoururent, car il n'y eut qu'un cri sur l'outrecuidance de mon renvoi après le service que je venais de rendre4; on était persuadé que ma disgrâce serait de courte durée; on se donnait l'air de l'indépendance en consolant un malheur de quelques jours, au bout desquels on rappellerait fructueusement5 à l'infortuné, revenu en puissance 6, qu'on ne l'avait point abandonné.

On se trompait ; on en fut pour les frais de courage : on avait compté sur ma platitude, sur mes pleurnicheries, sur mon ambition de chien couchant, sur mon empressement à me déclarer moi-même coupable, à faire le pied de grue7 auprès de ceux qui m'avaient chassé : c'était mal me connaître. Je me retirai- sans réclamer même le traitement qui m'était dû, sans recevoir ni une faveur, ni une obole de la cour ; je fermai ma porte à quiconque m'avait trahi ; je refusai la foule condoléante et je pris les armes8. Alors tout se dispersa ; le blâme universel éclata, et ma partie, qui

1. Il avait été en effet congédié « comme un vale t co upable u'on jette sur le pavé ». Le matin de la Pentecôte (1824), en entrant aux Tuileries, il reçut d'un huissier la lettre suivante de M. de Villèle :

J'obéis aux ordres du roi en transmettant de suite à Votre Excellence une ordonnance que sa Majesté vient de rendre : « Le sieur comte de Villèle, président de notre Conseil des ministres, est chargé par intérim du portefeuille des affaires étrangères en remplacement du sieur vicomte de Chateaubriand. »

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