‹ Morceaux choisisChapitre 324 sur 530 · Deuxième exemple d'image familière et puissante, dans ce · texte numérisé non relu

Deuxième exemple d'image familière et puissante, dans ce

fragment. Cette fin est admirable. Il y aurait plaisir, s'il ne fallait se borner, à citer plusieurs articles vigoureux de Chateaubriand, dans ce journal.

— Le Conservateur cessa de paraître au mois de mars 1820.

Commencé à la fin de 1818, il aurait donc vécu un an et demi et non deux ans et demi, comme le dit M. Biré par un léger lapsus. (Mémoires, IV, 490.) 3. Article du 5 Juillet 1824.

MÉLANGES POLITIQUES ET POLÉMIQUB

toute notre histoire, parce que la couronne est portée par une famille qui a presque vu naître la nation1, qui Ta formée, civilisée, qui lui a donné toutes ses libertés2, qui l'a rendue immortelle : mais le temps a réduit cette monarchie à ce qu'elle a de réel3. L'âge des lictions est passé en politique : on ne peut plus avoir un gouvernement d'adoration, de culte et de mystère4; chacun connaît ses droits, rien n'est possible hors des limites de la raison, et jusqu'à la faveur, dernière illusion des monarchies absolues, tout est pesé, tout est apprécié aujourd'hui.

Ne nous y trompons pas, une nouvelle ère commence pour les nations. Sera-t-elle heureuse? La Providence le sait. Quant à nous, il ne nous est donné que de nous préparer aux événements de l'avenir, que de pressentir ce qui sera, pour éviter des résistances inutiles.

L'homme qui pouvait seul retarder le mouvement du siècle n'est plus5; le bras qui fendit les rochers du Simplon6 pour tracer un chemin à notre gloire a été brisé à son tour ; le formidable oppresseur des libertés publiques a été jeté, pour mourir, aux pieds des peuples du Nouveau-Monde où ces libertés fermentent7; mais en^passant il a mûri le siècle : lui-même, au milieu des vieux empires, était une étonnante nouveauté, et s'il gênait par son despotisme le développement des idées, il favorisait par son côté extraordinaire ce qu'il y avait de grand et d'inconnu dans l'esprit des temps8

Ne nous ligurons pas que nous puissions rétrograder; il n'y a de salut pour nous que dans la Charte9. Qu'avons-

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