‹ Morceaux choisisChapitre 530 sur 530 · PAR L'IMAGE · texte numérisé non relu

PAR L'IMAGE

Illustrations documentaires

Fig. 26. - Chateaubriand sur les ruines de Sparte et sur les ruines de Garthage.

(Voir l'explication en regard.)

Celte illustration d'une ancienne édition de Chateaubriand représente deux scènes de l'Itinéraire de Paris à Jérusalem, récit publié en 1811 du voyage fait en 1806 pour étudier les lieux où devaient se dérouler les tableaux des Martyrs (cf. p. 2ô4 de nos Morceaux Choisis).

La scène de gauche se passe à Sparte. En haut, Chateaubriand, qui vient de monter sur la colline de la citadelle avec son janissaire, contemple à ses pieds le paysage de Sparte. C'est l'illustration du récit de notre page 212 : « Comme j'arrivais» à son somra t, le soleil se levait derrière le* monts Menél ions, etc.. » Ces monts sont figurés à l'horizon ; on aperçoit, tout en bas, « l'Eurolas coulant solitaire sous les débris du mont Kabyx ». Le paysage paraît, en effet, désolé: à peine quelques arbustes se dessinem-ils le long de la rivière. C'est bien la tristesse que l'auteur évoque dans son récit. En outre, il convient d'observer l'altitude du voyageur. 11 a enlevé son chapeau, comme s'il saluait les glorieux souvenirs du passé: geste un peu naïf qui n'est pas dans le récit de Chaleaubi iand, mais qui a semblé au dessinateur traduire l'admiration el la stupeur, designées dans le texte. — Tout en bas, le janissaire et le domestiqua J.«seph, assis près d'une colonne, tournent prosaïquement le dos au paysage. Mais Chateaubriand, lui, contemple la vallée de l'Eurotas (cf. le ré»it, p. 213). On remarquera l'antithèse, qui apparaît souvent dans VJtii-éraire, entre les émotions de Château t riand et l'indifférence de ses compagnons de route. Et on lira dans l'Appendice de notre livre, le récit du valet Julien.

La scène de droite se passe à C rthage. Elle illustre le récit de notre page 244. Chateaubriand est monté au sommet de la citadelle de Byrsa, comme il était monté au sommet de la citadelle de Si arte et, à Athènes, sur le plateau de l'Acropole. Il aime, dans les endroits fameux, à embrasser d'un coup d'œil les vastes horizons. Remarquez aussi cette attitude solennelle dans la solitude, cette pose du voyageur rêveur. Nous savons que, dès son enfance, il aimait déjà à s'isoler, à s'asseoir au bord de l'Océan. (V. Morceaux Choisis p. 34, son séjour à Brest.) Troisième détail : la rêverie historique. La gravure le représente, comme à Sparte, près de ru /nés, le regard fixé sur des ruines. Et, pour mieux préciser cette préoccupation de l'histoire qui n'a cessé de le hanter dans tout son voyage, l'artiste a représenté symboliquement, au-dessus du voyageur, Didon se poignardant sur son bûcher, comme une des figures que Chateaubriand évoque dans sa méditation.

En somme, les moindres détails de cette gravure veulent traduire l'orgueil de Chateaubriand, son souci des nobles attitudes, sa curiosité des vastes horizons, océan, plaines ou vallées, sa rêverie historique, ses méditations désolées en face de paysages jadis fameux, aujourd'hui abandonne s, son goût pour les ruines qu'il aime d'abord à cause de leur beauté, et surtout parce qu'elles rappellent aux hommes la vanité des choses humaines. C'est bien là le « refrain * de l'Itinéraire et aussi la grande idée philosophique de l'œuvre entière de Chateaubriand.

Fig. 27. -

Portrait de Chateaubriand.

Ce portrait, du peintre Gigoux, représente un Chateaubriand jeune encore, dans Tune de ces attitudes d'observation qu'il aimait à prendre au cours de ses voyages.

Fig. 29. — Portrait de Chateaubriand.

Ce portrait représente un Chateaubriand déjà âgé et même enlaidi (on dirait une caricature). — Nous n'avons plus ici le jeune et brillant auteur d'Atala et de Renét mais l'homme d'Etat de la restauration. (Ci. plus haut, p. 352.)

Fig. .'{() Portrait de Chateaubriand

Voici un autre portrait, mais sans caricature, celle lois, de Chateaubriand âgé. Il tient dans sa main le manuscrit des Mémoires d'outre -tombe. Celle lithographie lut très populaire, car elle portait les dernières paroles de Chateaubriand : « Le Christ seul sauvera la société moderne. Voila mon I loi , voilà mon Dieu» avec la signature de l'auteur.

Fig.31. -

Chateaubriand sur son lit de mort.

Fig. 32. — Portrait de Fontanes.

Fontanes était un très grand ami de Chateaubriand. Voir plus haut, pp. 86, 185 et 329, n. 6.

Fig. 33. — Portrait de Mirabeau.

Dans l'inscription, la partie effacée se complète ainsi :

« Seine-et-Marne au mois de mars 1749, mort a Pans le 2 avril

1791. „ Le portrait de Mirabeau par Chateaubriand se trouve

plus haut, p. 50.

Fig. 35. — Les principales scènes d' « Àtala ».

Cette série de vignettes, œuvre de Victor Adam, vers 1830, représente toutes les principales scènes d'Atala, depuis le moment où Xhactas quitte son bienfaiteur Lopez pour retourner au désert, jusqu'à la scène finale des funérailles d* Atala que nous avons déjà vue reproduite plus haut, p. 156. On recherchera d'après le récit pp. 144-sq., quelles sont les scènes d'Atala figurées dans ces vignettes.

Fig. 36. — Le Mècle de Chateaubriand.

Dans celte sorte de Parthénon, l'artiste a groupé artificiellement les personnages les plus illustres du siècle de Napoléon, c'est-àdire, en commençant par la gauche, M rae de Staël, Mlles Mars, Georges, Duchesnoy, MM. Talma, Gros, David, Girodet, Denon, Vernet, Fontaine-Vauquelii-i, Grétry, Chérubini, Berton, Isabey, Boïeldieu, Dupuytren, Desgenettes (derrière le fauteuil d'Hortense, Napoléon et Caroline Murât), de Fontanes, Arago, Louis Nap Jéon, Arnault, Raynouarc, Jérôme Napoléon, Chaptal. Lucien Napoléon, Cardinal Maury, Cardinal Fesch, Lebrun, Marie Laetitia, Napoléon, Talleyrand, Duval, Fouché (derrière Joséphine), Corvisart, Joseph Napoléon, Cuvier, Laplace, Fourcroy, Chateaubriand, (derrière Pauline Borghèse), Lagrange, Daru, Carnot, An rieux, Larochefoucauld-Liancourt, Etienne, Larrey, Cambacérès, Regnault de Saint-Jeand'Angély, Delille, Monge, Picard, Lacépède, Chaudet, Bernardin de wSaint-Pierre, Berthollet, Guérin, Ducis, Mmes Campan, de Genlis — MM.* Spontini, Thénard, Barbe-Marbois, J.-M. Chénier, Legendre, Sylvestre de Sacy, Désaugiers, Dubois, Broussais, Baron Gérard.

Fig. 37. —

La ville de Naples.

Cette gravure reproduit une vieille estampe au bas de laquelle on lit : a Vue de la ville de Naples du côté de Ghiaia, commençant depuis !e tombeau de Virgile jusqu'au Châteuu de l'Œuf, dédié à M idame Earle, dame anglaise, gravé d'après le t «bleau de M. le Vicomte de Ghoiseul, ambassadeur à la Cour de j Naples, par son très obéissant serviteur Giraud, architecte. »

Fjg. 38. - Villa Médicis.

(ou Académie de France à Rome)

Fig. 39. — Fronton occidental du Parthénon. On a vu l'autre fronton p. 244.

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Fig. 40. — Vue de la moderne Jérusalem. Voir plus haut, p. 272, la vue de l'ancienne Jérusalem.

Fig. 41. — Décor d'une Oraison funèbre, au temps de Bossuet. D'après Mariette (B. N. E.).

Ce pompeux décor pourra servir d'illustration au passage des NaU-hez (p. 365), où Chactas raconte qu'il a assisté, dans une église de Paris, à l'oraison funèbre d'un grand personnage.

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