‹ Morceaux choisis. Introd. par Georgette LeblancChapitre 42 sur 83 · ACTE II, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IV

VANNA

Si je pouvais te dire que je t'aurais aimé, ne serait-ce pas t'aimer déjà, Gianello ? et tu sais comme moi que ce n'est point possible. Mais nous parlons ici comme si nous étions dans une île déserte... Si j'étais seule au monde, il n'y aurait rien à dire. Mais nous oublions trop tout ce qu'un autre souffre pendant que nous sommes là, à sourire au passé... Quand je sortis de Pise, la douleur de Guido, l'angoisse de sa voix, la pâleur de sa face... Je ne puis plus attendre !... L'aurore doit être proche, et j'ai hâte de savoir... Mais j'entends que l'on marche... Quelqu'un frôle la tente ; et le hasard lui-même a plus de cœiu" que nous... On chuchote à l'entrée... Ecoute, écoute... Qu'est-ce ?...

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