‹ Morceaux choisis. Introd. par Georgette LeblancChapitre 65 sur 83 · ACTE PREMIER, PREMIER TABLEAU · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER, PREMIER TABLEAU

TYLTYL

C'est la Reine !...

MYTYL

C'est la Sainte- Vierge 1...

LA FÉE

Non, mes enfants, c'est la Lumière..

{Cependant les casseroles, sur les rayons, tournent comme des toupies hollandaises, l'armoire à linge claque ses buttants et commence un magnifique déroulement d'étoffes couleur de lune et de soleil, auquel se mêlent, non moins spiendides, des chiffons et des guenilles qui descetuient l'échelle du grenier. Mais voici que trois coups assez rudes sont frappés à la porte de droite).

TYLTYL, effrayé.

C'est papa... Il nous a entendus !...

LA FÉE

Tourne le diamant !... De gauche à droite !... (Tyltyl tourne vivement le diamant). Pas si vite !... Mon Dieu ! Il est trop tard !... Tu l'as tourné trop brusquement. Ils n'auront pas le temps de reprendre leur place, et nous aurons bien des ennuis... {La Fée redevient vieille femme, les murs de la cabane éteignent leurs sple)ideurs, les Heures rentrent dans l'horloge, le rouet s'arrête, etc. Mais dans la hâte et le désarroi général, tandis qui le Feu court follement aîitaur de la pièce, à la rechercJ^e de la cheminée, un des Pains-de-quatre-livres, qtie n'a pu retrouver place dans la huche, éclate en sanglots tout en poussant des rugissements d'épouvante). Qu'y a-t-il ?...

LE PAIN, tout en larmes.

Il n'y a plus de place dans la huche !...

LA FÉE, se penchant sur la huche.

Mais si, mais si... {Poussant les autres pains qui ont repris leur place primitive). Voyons, vite, ran-

^'JZ-VuUa...

(On heurte encore à la porte).

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