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ventrale. La forme et les dimensions des écailles de la tête sont très caractéristiques à chaque espèce. La peau est recouverte d’un épiderme épais qui se détache périodiquement en bloc, le plus souvent d’une seule pièce. Avant d'effectuer sa müûe le serpent reste
. au repos complet pendant plusieurs semaines comme
endormi et ne mange pas. Les écailles s’assombrissent et la peau se ride.
Un jour, l’épiderme se déchire dans l’angle de ses deux lèvres. L’animal s’éveille alors, se frotte entre des pierres et se dépouille tout entier de son vêtement. La müûe se répète trois ou quatre fois par an.
Eu .
PHYSIOLOGIE DE L’ENVENIMATION
d Les effets produits par les morsures des serpents LE venimeux sont très différents suivant l’espèce du ser- " pent mordeur, suivant l’espèce à laquelle appartient :
Panimal qui en est victime et suivant le siège de la ++: #. morsure.
Lorsque la quantité de venin introduite dans les S nue tissus par le reptile mordeur est suffisante pour produire des accidents mortels, ce venin manifeste son nus. action toxique par deux ordres de phénomènes : les Se uns locaux, affectent seulement le siège et les alen- 2
| tours de la morsure; les autres généraux, intéres- : 2 sent la circulation et le système nerveux.
Les phénomènes locaux sont très importants lorsque : 4 le serpent venimeux appartient au groupe de soléno-
glyphes (vipéridae), tandis qu’ils sont presque nuls avec les protéroglyphes (colubridae et hydrophiinae). ose. Par contre, les effets d'intoxication générale sont beaucoup plus intenses et plus rapides avec les venins de protéroglyphes qu’avec celui de solénoglyphes. 4 Les serpents de PAmérique du Sud qui causent le & plus grand nombre d’accidents appartiennent à la we, famille de viperidae solénoglyphes. Les effets pro- 6) duits par leurs morsures ne suivent pas tous la règle générale suivant laquelle dans les reptiles de cette famille les phénomènes locaux prédominent.
Te.
Voici, d’après Amaral, les principaux symptômes produits chez l’homme par les morsures des deux genres prédominants :
Type Crotale : douleur locale presque nulle; faiblesse progressive et rapide; parésie ou paralysie des paupières; troubles de la vision pouvant aller jusqu’à la cécité; impression de brisure du cou (nuca quebrada) due à la paralysie des muscles cervicaux; vomissements et souvent diarrhée et hématurie; pouls faible et filant; algidité, principalement des extrémités; somnolence profonde et dans les cas graves mort par paralysie de muscles respiratoires.
Type Bothrops : douleur intense dans la région mordue; œdème hémorragique ascendante avec formation des phlyctènes; engorgement ganglionnaire; hémorragies des muqueuses buccale, stomacale, intestinale, rénales, conjonctivales, utérines chez la femme avec suspension des règles; destruction progressive des tissus les plus rapprochés de la région mordue avec formation d’escarres et souvent perte de segments de membre due à la gangrène consécu-
tive.
Actions coagulante, anti-coagulante, protéolytique, cytolytique, hémolytique; diastasique et bactériolytique des venins.
Actions coagulante et anti-coagulante : à l’autopsie d’un animal qui a succombé à l’intoxication par un venin de serpent, on constate que le sang est tantôt coagulé en masse, tantôt complètement liquide, et
de 4 =
dans certains cas, il est noir, alors que dans d’autres il a une couleur rouge transparente.
Ces différences sont dues à ce que les venins renferment en proportion variable, à côté de la neurotoxine qui est la vraie toxine venimeuse, d’autres substances qui agissent les unes sur la plasmase ou
fibrin-ferment, ou sur la fibrine, les autres sur les
hématies, d’autres sur les leucocytes, d’autres enfin sur les endothéliums vasculaires.
Les venins de colubridae et certains viperidae ont un pouvoir anti-coagulant, tandis que la plupart des venins de viperidae ont un pouvoir coagulant très énergique.
Action protéolytique : Certains venins exercent une action dissolvante, in vivo, sur les endothéliums vasculaires et sur les tissus musculaires eux-mêmes. Les venins de viperidae, particulièrement les Lachesis, sont les plus actifs. Celui de Colubridae agit sur les tissus, mais lentement, cette action protéolytique est détruite par une température de 70°.
Action cytolytique : l’action cytolytique des venins provient des cytolysines qui rentrent dans sa composition et qui, comme l’ont démontré Flexner et Noguchi, sont capables de dissoudre in vito un grand nombre de cellules. Les venins les plus actifs à cet égard sont ceux de vipera Russelii, d’Ancistrodon et de cobra; celui de crotale est moins actif.
Action hémolytique : Tous les venins ont la propriété de dissoudre les globules rouges à des degrés très variables.
Action diastasique : le pouvoir diastasique permet
au venin de coaguler le lait; invertir le sacharose et de suppléer en grande partie au suc gastrique pour
la digestion du serpent.
D. : Fr æ ; £ ns Me L Er - Action bactériolytique : l’action bactériolytique ex- ; pliquerait le rôle qu’on a voulu faire jouer au venin dans la désinfection de certaines ulcérations. #4 Ca 2
Pr. SERPENTS VENIMEUX DE COLOMBIE
+ 18 SERIE PROTEROCLYPHE
a) Famille Hydrophiidae. — Sous-famille Hydro- ‘3 phiinae. — Genre Pelamis Daudin. Type Platurus.
Les serpents de mer, très nombreux sur les côtes SA ; de l’Océan Indien, sont répandus dans la zone tropi- | cale des mers de Chine et Pacifique. Ils voyagent par ES bandes. Tous sont venimeux et d’un naturel très féroce. Ils ne viennent jamais à terre et, quand on les Le. sort de l’eau, ils se meuvent avec difficulté, tandis qu’ils sont très agiles pour nager.
pe Leur tête, toujours très petite, est à peine distincte “54 du tronc. Elle est souvent recouverte de neuf grandes à plaques. Le tronc est comprimé latéralement ainsi +4 que la queue qui leur sert de nageoïire. Les narines , s’ouvrent sur la face supérieure du museau entre les à ds, plaques nasales. Les yeux sont toujours près petits. ï
Espèce : « Pelamis Platurus » :
DM %
LA Synonymie : Anguis Platura-Linneu 1766. — Hydrus Re. Platurus (Boulenger, 1896). — Pelamydrus (Stejne- 2 der, 1910).
Coloration noire et jaune à bandes transversales bordées de noir. Longueur 0 m. 70 cm. (0
PRE DT HNLES
b) Famille Elapidae. — Sous-famille Elapinae, — Genre Micrurus Wagler.
Maxillaire très court dépassant le palatin en avant: avec une paire de gros crochets sillonnés; les dents pterygoidiennes peu nombreuses ou absentes; dents mandibullaires sub-égales. Pas de post-frontal; les pré-frontaux se rencontrent sur la ligne médiane ou ne sont qu'étroitement séparés. Tête petite non distante du cou; œil petit avec pupille élliptique, narines entre deux nasales, pas de loréale. Corps cylindrique, écailles lisses, sans dépressions, en quinze rangs, ventrales arrondies. Queue courte; sous-caudale sur deux rangs ou partiellement entières, les autres divisées.