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TRAITEMENT

La précocité du traitement spécifique a une grande influence sur son efficacité ultérieure, ainsi que sur la quantité de sérum à injecter : un traitement, institué de bonne heure a plus de chances de succès et la quantité de sérum nécessaire pour la guérison est moindre. ,

L'identification du serpent qui a causé l’accident est du plus grand intérêt; ainsi, toutes les fois que cela est possible, on doit examiner l’animal s’il a été tué ou capturé.

Premiers soins : éviter au malade toute émotion et tout exercice qui active la circulation et favorise la dissémination du venin. L’allonger dans un lit ou même par terre, tête basse. S'il est très déprimé on peut lui faire boire une tasse de café chaud.

Choix du sérum : injecter du sérum anti-crotale polyvalent pour les morsures du type crotale et sérum anti-bothrops polyvalent pour celles de type bothrops. Dans les cas où l’animal n’a pu être identifié on injecte du sérum mixte polyvalent (sérum antivenimeux).

Doses : dans les cas d’extrême gravité, c’est-à-dire dans ceux où les symptômes apparaissent très rapidement, comme c’est le cas chez les enfants, on doit

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injecter d'emblée 40 à 60 cc.; pour ceux de moyenne intensité 20 à 30 cc. et pour les cas bénins 10 à 20 cc.

Chez les enfants la dose doit être plus forte que chez les adultes : la quantité de sérum à injecter est inversement proportionnelle au poids de la victime.

L’injection se fait par voie sous-cutanée, mais dans les cas très graves on peut la faire intraveineuse, surtout chez l'enfant dès que le calibre des veines le permet.

Dans les morsures de serpents genre bothrops il est indiqué d’injecter du sérum tout autour de la morsure.

Afin de faciliter l'élimination du venin et d’aider à la réaction du malade il est nécessaire, dans les cas graves, d’injecter du sérum physiologique adrénaliné : 100 à 250 cc. de sérum additionnés de 1 cc. de la solution d’adrénaline à 1/1000.

Si le malade a tendance au collapsus, on fait une injection de caféïne ou de strychnine.

Résultats du traitement par les sérums : On peut dire que le pronostic de l’envenimation due à la morsure de serpents a été complètement transformé depuis les travaux du Professeur CALMETTE, PHISALIX et BERTRAND et qui ont abouti à la découverte de la sérothérapie antivenimeuse. Jusqu'à cette époque la morsure par certains serpents, dont le venin est particulièrement toxique, était fatale.

Au point de vue de ses effets sur l’animal vivant, le sérum antivenimeux possède : 1° un pouvoir antitoxique; 2° un pouvoir préventif; 3° un pouvoir curatif.

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Dans la république du Brésil où l’on mène une lutte systématique contre l’ophidisme, on comptait, par an, une moyenne de 4.800 décès par morsures de serpents, ce qui correspondait à un pourcentage de 2-2,6 pour mille habitants. Actuellement, grâce à la sérothérapie, cette mortalité oscille entre 0,8 et 1,10 pour mille habitants. En tenant compte de certains facteurs tels que le peu d’instruction des habitants de la campagne qui croient encore en certains médicaments qui ne font qu’aggraver l’intoxication, car on a vu des sujets qui, après morsure de serpent ont avalé d'énormes quantités de pétrole; les tares cardiaques et rénales, la gravidité, l'enfance, cas dans lesquels l’envenimation est très grave; on peut espérer que la mortalité diminuera davantage dans ce pays grâce à la propagande qu’il mène, parce qu’alors, les victimes de ces accidents se feront traiter plus précocement.

On se rend compte des bienfaits de cette importante découverte qui s’ajoute à tant d’autres pour faire honneur à la science médicale française.

CONCLUSIONS | si

1° Il y a trois genres de serpents venimeux en Co- = lombie : Elaps, Crotale et Bothrops. Le venin des % deux premiers est surtout neurotoxique, le troisième #4 phlogogène, hémorragique et protéolytique. 22

2° Les genres Bothrops et Crotale sont ceux qui produisent presque tous les accidents d’envenimation. Dan

NAS "ae

3° Au point de vue de la thérapeutique et de la ‘#2 + = prophylaxie il est intéressant pour le médecin de | reconnaître les serpents venimeux et la symptoma- De tologie de leurs morsures. ds

7 4° Répandre lemploi de la sérothérapie anti-venimeuse. (La difficulté des voies de communication 7 - empêchant souvent de porter secours à ceux qui ha-

bitent loin des villes.

> 5° Défense absolue de vendre des produits qui n’ont aucun pouvoir curatif contre les morsures des

serpents.

6° Conseiller les agriculteurs et éleveurs de se pro- ne

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