LE PASTEUR ET LE PECHEUR
« Chantez ce que les champs ou Tonde vous inspire ! Chantez ! Celui des deux dont la touch.ante voix Saura mieux faire aimer les vagues ou les bois, Des mains de la maîtresse à qui sa voix est chère Recevra le doux prix de ses accords : Néaere, Ofirant à son amant le prix des moissonneurs, A sa dernière gerbe attachera des fleurs ; Et Naeala, tressant les roses qu'elle noue, De l'esquif du pêcheur couronnera la proue, Et son mât tout le jour, aux yeux des matelots. De ses bouquets flottants parfumera les flots. » Ainsi dit le vieillard. On consent en silence; Le beau pêcheur médite, et le pasteur commence.