‹ Mortalité et Morbidité infantiles en milieu tuberculeux: Action du B.C.GChapitre 12 sur 48 · SONT · texte numérisé non relu

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troubles digestifs ; cet enfant était né au terme de 7 mois et demi.

Enfin, on sait que la vaccination sous-cutanée, actuellement pratiquée dans le tissu cellulaire de l'aisselle, produit, dans quelques cas (5 %), localement, un léger nodule et exceptionnellement un petit abcès disparaissant spontanément l’un et l’autre.

H semble donc, du point de vue clinique, que la vaccination au B.C.G. ne soit pas à l’abri d'incidents ou de réactions individuelles. Elle a cela de commun avec toutes les vaccinations. On ne vaccine pas contre la variole les débiles ou les prématurés. Pourquoi ne pas appliquer la même règle de conduite lors de la vaccination antituberculeuse ? Pourquoi ne pas isoler par exemple, immédiatement les nouveaunés débiles de leur milieu contaminant pour les vacciner, par voie sous-cutanée, seulement lorsque leur état général sera devenu satisfaisant ? Même chez un enfant en bonne santé, les autres vaccinations, la vaccination jennérienne en particulier, peuvent être à l’origine d’accidents graves ou mortels. Pour notre part, nous rapportons plus loin (0bs. D) le cas d’un enfant robuste ayant recu à la naissance du B.C.G. et vacciné à 2 mois contre la variole. Le B.C.G. n’a créé aucun trouble, mais lenfant a succombé à une encéphalite qui paraît bien avoir été vaccinale.

Les accidents mortels survenant à la suite de la vaccination antituberculeuse ne semblent pas devoir lui être attribués. Les incidents, constatés dans certains cas, sont toujours suivis de guérison. Toutefois. il nous paraît que, si faible que soit le risque, on ne peut le faire courir à un enfant en milieu sain. Nous verrons plus loin si l’efficacité du B.C.G. est suffisante pour contrebalancer ces risques. Par contre, en milieu tuberculeux, l’hésitation n’est pas de mise : on ne peut, pour éviter à un enfant un danger hypo-

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thétique, lui laisser subir le danger certain de la contamination.

En conclusion : du point de vue expérimental, l’innocuité est démontrée ; du point de vue clinique, la nocivité est extrêmement improbable. Cette nocivité possible nous fait déconseiller le vaccin en milieu sain ; elle ne peut nous empêcher de vacciner les enfants soumis à la contagion, mais, dès maintenant, nous insistons sur la nécessité de l’isolement de ces enfants pendant le temps nécessaire après leur vaccination. À notre avis, le danger le plus réel du B.C.G. c’est la fausse sécurité qu’il crée chez les parents.

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